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Plus de 6 heures pour atteindre la ville d’Uvira passant par la route Ngomo sur la route nationale N° 5 en province du Sud-Kivu. Des conducteurs des véhicules de transports en commun Bukavu-Uvira-Bujumbura, qui empruntent la route Bukavu Ngomo, lancent un cri d’alarme et demandent aux autorités provinciales de fournir des efforts pour réhabiliter cette route.

Ceux-ci souffrent pour atteindre la ville d’Uvira lorsqu’ils passent par la route Ngomo.

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Sur ce seul tronçon, les chauffeurs doivent faire deux à trois heures pour relier Nyangezi à Kamanyola alors qu’après 15 heures, la RDC ferme ses frontières avec ses voisins.

 « Nous souffrons sur la route Ngomo parce que  souvent nous rencontrons des gros engins qui bloquent la route et on doit attendre. Parfois, nous passons plus de deux heures de temps en attente du dégagement de la route par ces gros engins. Pouvez-vous imaginer qu’on arrive à la frontière de Kavimvira à 15 heures alors qu’on a quitté Bukavu à 6 heures ? Et même dans ce cas, on retrouve parfois que la RDC a fermé ses frontières avec les pays voisins. La seule demande à l’autorité c’est de fournir des efforts pour l’accélération des travaux de construction de la route Ngomo. Cela va nous permettre de travailler », témoigne un chauffeur d’agence.

Trois jours pour atteindre Uvira

Hypocrate Marume est un habitant de Bukavu. Il a quitté le Chef-lieu du Sud-Kivu pour se rendre à Uvira. Il témoigne à La Prunelle RDC que la situation sur la route Ngomo est inquiétante.

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« On a remarqué qu’il n’y a pas d’espoir. Au cours d’une descente effectuée sur le tronçon Bukavu-Nyangezi-Plaine de la Ruzizi jusqu’à Kamanyola on a constaté que la route reste impraticable, des camions chargés en provenance d’Uvira-Bukavu et Bukavu-Uvira passent deux à 3 jours sur ce tronçon suite au délabrement très avancé. Les travaux de la réhabilitation de cette route se sont limités qu’au petit passage des tracteurs. Aucun travail de maçonnerie n’est déjà amorcé et lorsqu’il pleut, la route devient impraticable sur le tronçon Panzi jusqu’à Nyangezi pour ne pas parler de la plaine de la Ruzizi », témoigne-t-il.

Il témoigne avoir vu deux «machines » sur ce tronçon. « L’une est en panne ».

Il faut signaler que les travaux de réhabilitation de la route Bukavu-Ngomo ont été lancés il y a plusieurs mois déjà mais les travaux évoluent à dents de scie. La Société Civile commence à penser qu’il ne s’agissait que d’une promesse de campagne qui risque de ne pas aboutir à quelque chose.

Marina Mwanda  

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