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Candidat à sa propre succession, Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo est arrivé à Bukavu, Chef-lieu de la province du Sud-Kivu pour sa campagne électorale.

Alors qu’il était attendu depuis l’avant midi de ce vendredi 9 décembre 2023, Félix Tshisekedi a finalement posé ses pieds tard dans la soirée.

Devant une foule immense amassée à la « Place de l’Indépendance », le Candidat numéro 20 a tenu un meeting populaire dans lequel il a sollicité au peuple du Sud-Kivu un deuxième mandat.

Dans son speech, Félix Tshisekedi s’est appesanti sur la sécurité, la politique et les élections.

Sur le plan sécuritaire, le Président congolais a évoqué les différentes démarches menées par lui depuis environ 5 ans pour ramener la paix dans la partie Est du pays. C’est notamment son rapprochement avec tous les 9 pays limitrophes de la RDC pour tenter de trouver solutions aux problèmes des quelques pays voisins impliqués dans l’agression de son pays la RDC.

Kagame, le Hitler

Il a encore une fois dénoncé l’attitude du Rwanda, qui, malgré toutes les démarches fournies, n’a pas accepté de mettre fin à ses multiples soutiens aux groupes armés qui insécurisent la RDC avec à la tête le M23.
« Au niveau sécuritaire, vous n’avez rien à craindre. Toutes les précautions sont prises pour protéger notre peuple contre les invasions barbares (…) Pendant que nous étions occupés à reconstruire notre pays, eux ce sont organisés pour nous poignarder dans le dos. C’est le cas du Rwanda de Monsieur Paul Kagame». Malheureusement pour lui, les choses ne se sont pas passées comme il croyait. Il avait toujours eu l’habitude de piller, d’exploiter notre pays et de tuer notre peuple mais cette fois, il a rencontré un fils du pays décidé à le sauver », a dit Fatshi, dénonçant des voisins qui ont des yeux plus gros que leurs estomacs.

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Dans ce chapitre sécurité, Félix Tshisekedi a également dénoncé le silence de la communauté internationale qui malgré toutes les preuves fournies par son pays attestant l’implication du Rwanda dans l’agression du M23 n’a rien fait pour stopper l’hémorragie. Face à cette situation, le président Tshisekedi n’a pas caché la détermination de son pays à prendre ses responsabilités en mettant seul fin à cette guerre lui imposée par le Rwanda et son président Paul Kagame.

« Les congolais sont abandonnés seuls face à leur malheur, leur destin. Depuis que j’avais trouvé un accord avec la république de l’Ouganda pour combattre ensemble les terroristes de l’ADF qui sévissent dans le grand nord du Nord-Kivu, le Président Rwandais a réveillé les terroristes du M23 (…) Nous avons en vain, des sanctions comme le pays qui se comporte de manière à déstabiliser toute la région d’Afrique de l’Est…alors comme nous n’avons toujours pas de réponse satisfaisante de la communauté internationale, nous avons décidé de prendre nos responsabilités ».

Pour y arriver, Tshisekedi a appelé les jeunes congolais à intégrer l’armée congolaise ou carrément rejoindre la force des réservistes pour la protection de leur patrie.

« L’objectif sera de refermer la parenthèse ouverte en 1997 par l’introduction dans notre pays de nos voisins belliqueux à travers l’AFDL. On pourra ainsi refermer cette parenthèse douloureuse et sombre pour la République Démocratique du Congo ».

Dans le chapitre politique, le candidat N°20 est revenu sur le début de son mandat où il était obligé de faire coalition avec le FCC de l’ancien chef de l’Etat Joseph Kabila qui alors avait la majorité parlementaire.

Une expérience que Tshisekedi a qualifié de douloureuse pleine des blocages et qui ne lui a pas permis d’appliquer sa vision pour le développement du pays. Ce qui lui a d’ailleurs poussé à refaire les alliances politiques en créant l’Union Sacrée.

« Je vais m’adresser au Président rwandais Paul Kagame pour lui dire ceci : puisqu’il a voulu se comporter comme Adolphe Hitler en ayant des visées expansionnistes, je lui promets de finir comme Adolphe Hitler ».

Consolider les acquis

Il a néanmoins indiqué que malgré cet état de choses, il n’a pas croisé les bras. Ce qui lui a permis de réaliser quelques projets en faveur de la population congolaise, notamment la gratuité de l’enseignement et la maternité et la construction des quelques infrastructures éparpillées sur le territoire national.

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Il a rassuré le peuple du Sud-Kivu de sa détermination à mieux faire les choses si pour ce deuxième quinquennat la population l’accompagne avec des élus qui comprennent sa vision.

Dans le chapitre de la campagne proprement dite, le candidat N°20 a appelé les congolais à la vigilance.

Pour Tshisekedi, c’est l’occasion de consolider les quelques acquis de son premier quinquennat mais également poursuivre l’élan de développement amorcé.

Il a évoqué le plan de développement local de 145 territoires dont il est initiateur et qui se veut un levier du développement de tous les 145 territoires qui composent la RDC.

Pour la bonne exécution de ce plan, le président Tshisekedi a sollicité un deuxième mandat à la population pour lui permettre de poursuivre avec les travaux déjà amorcés.

Candidat de Paul Kagame

« Je vous fais un engagement ici, c’est celui, si vous me faites confiance le 20 décembre prochain, de passer à la gratuité de l’enseignement secondaire» a promis Félix Tshisekedi.

Comme partout où il est déjà passé, Félix Tshisekedi n’a pas manqué cette occasion pour parler des candidats de l’étranger qui, selon lui, sont financés par le pays agresseur le Rwanda, pour déstabiliser sa candidature et ainsi l’empêcher à obtenir un deuxième mandat.

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Il a appelé les Sud-Kivutiens à se méfier de ces candidats-là, en ne votant que pour lui le « fils du pays ».

« Comme vous m’avez rassuré de porter votre choix sur moi, je ne veux pas parler des autres candidats qui sont dangereux pour la République au cas où ils prendraient le pouvoir dans ce pays… je vous ai parlé de celui qui a des visées expansionnistes, qui veut annexer une partie de la République Démocratique du Congo, …je voudrais vous dire qu’ils ont changé de stratégie et ils ont maintenant des candidats qui sont dans la course à la présidentielle dans l’objectif de les faire gagner et de pouvoir, par cette occasion-là prendre cette partie de la RDC qu’ils veulent couper. Je voudrais vous mettre en garde sur le choix que vous risqueriez de porter sur le candidat de Paul Kagame parce qu’il y en a parmi nous. Dans les 26 candidats, il y en a qui sont des candidats fabriqués par le Rwanda. Vous les connaissez…c’est ceux qui ne veulent pas citer le nom de Paul Kagame comme l’agresseur de ce pays…c’est ceux qui ne peuvent pas citer le M23 comme l’agresseur de ce pays. C’est ceux-là les candidats du Rwanda, de Paul Kagame dont vous devez vous méfier terriblement ».

Bertin Bulonza et Suzanne Baleke
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