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La Société Civile en RDC, dit constater que le pays est en train de se «fourvoyer» dans une crise politique qui ne dit pas son nom, «dont certains signes ne font l’ombre d’aucun doute.»

Dans sa déclaration en rapport avec la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance du pays, cette structure citoyenne énumère entre-autres des conflits entre les différentes institutions, occasionnés selon elle par des animateurs des institutions, qui priorisent leurs formations politiques au détriment de la population.

«Des conflits de gestion inter institutionnelles (Parlement, Gouvernement, pouvoir judiciaire), cachant un protectionnisme des membres de la coalition entre FCC et CASH, il se dégage sans ambiguïté que les animateurs des différentes institutions semblent agir plus en faveur de leurs plateformes politiques qu’en faveur de l’intérêt de la population (paix et cohésion nationale, Développement économique et sécurité nationale). Des tensions persistantes au sein de la classe politique, menaçant gravement la stabilité des institutions et la paix sociale.» dit la déclaration du Cadre de Concertation Nationale de la Société Civile (CCNSC).

Selon le document signé par Patient Bashombe, président du CCNSC, il y a également des tentatives de passages en force, dans la mise en place des animateurs de la CENI, ainsi que le «tourbillon» dû au dépôt des 3 propositions de lois sur la magistrature.

La Société Civile demande ainsi au Chef de l’État de faire respecter les dispositions de la constitution, car selon elle, l’accord FCC-CACH ne devrait pas prendre le peuple en otage.

«Au chef de l’État, de poursuivre l’instauration de l’Etat de droit en faisant respecter les dispositions de la Constitution et les lois de la République pour la bonne marche des institutions. L’accord FCC —CACH n’est pas au-dessus de la constitution ou d’une loi en RDC et ne devrait pas prendre le peuple en otage moins encore conduire la Nation dans la dérive.» Dit cette déclaration.

Elle demande aux parlementaires, de ne pas considérer la majorité parlementaire pour «offusquer» la population, en adoptant des lois qui limitent l’indépendance de la justice.

Museza Cikuru

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