Accès Humanitaire

Le mini-sommet des chefs d’État de la RDC, du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda et de l’Angola; initialement prévu pour le 20 septembre, se tiendra à une date ultérieure et par visioconférence pour des raisons dues à la pandémie à coronavirus. 

C’est la ministre des affaires étrangères de la RDC, Marie Ntumba qui l’a annoncé tard dans la soirée de ce jeudi.

«Le Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo informe l’opinion tant nationale qu’internationale que le mini-Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement, initialement prévu pour la date du 20 septembre 2020 à Goma, se tiendra par visioconférence à une date prochaine en raison des contraintes dues à la Covid19» annonce le Ministre Marie Ntumba Nzenza.

Disons qu’avant cette rencontre, les experts des cinq pays devraient démarrer à partir de ce vendredi 18 septembre; les travaux pour préparer ce grand rendez-vous.

Ces experts vont préparer les documents par rapport aux points inscrits à l’ordre du jour des travaux; en l’occurrence la paix et sécurité dans la région, les relations politiques et diplomatiques entre ces États; et la relance des activités économiques dans le contexte de lutte contre la covid-19.

De leur côté, les ministres vont scruter le rapport de ces experts. En ce qui concerne la RDC, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères; son collègue de la Coopération internationale et régionale, le ministre de la Défense nationale et le ministre du Commerce extérieur; ont déjà constitué les éléments des dossiers sur la position de la république démocratique du Congo.

Le Parlement européen veut ce dialogue pour apaiser les tensions

Dans une résolution adoptée ce jeudi, le Parlement européen a déploré le report sine die de ce mini-sommet, initialement prévu le 13 septembre. Les députés européens ont dit que ce sommet pourra être reprogrammé dès que possible; et qu’il pourra conduire à un apaisement des tensions entre pays limitrophes.

«La coopération sous-régionale est incontournable pour résoudre le problème sécuritaire dans l’Est de la RDC; étant donné que les violences dans cette région sont perpétrées par des groupes armés de rebelles nationaux et étrangers; qui sont financés par le commerce de minerais, et qui se battent pour l’accès à ce commerce. Toutes les entreprises, personnes, États ou acteurs liés à un État qui contribuent à la perpétration de tels crimes doivent être traduits en justice.» a-t-il dit.

Le Parlement européen demande une coopération transfrontalière dans la région des Grands Lacs africains; et la mise en place d’une stratégie régionale par les pays voisins, afin de lutter contre les violences et les violations des droits de l’homme en RDC.

Le sommet de tous les enjeux

La RDC veut réunir ces cinq chefs d’État de la région des Grands Lacs africains afin de discuter des moyens de rétablir la paix dans la région. Cependant, ce mini-sommet est aussi un moyen pour Félix Tshisekedi de marquer davantage sa position de leadership au niveau de la sous-région. Il occupera l’année prochaine le poste de président de l’Union africaine.

Les équipes d’avance déployées à Goma par la présidence de la République sont rentrés à Kinshasa depuis le weekend dernier; à la suite des réponses mitigées des pays attendus à cette rencontre.

Dès lors, la Ministre congolaise des Affaires étrangères n’a pas baissé les bras. Celle-ci a multiplié des rencontres avec les diplomates de ces pays accrédités à Kinshasa. Seule la présence du Burundi reste incertaine à ce stade. Le pays d’Evariste Ndayishimiye avait plutôt suggéré une rencontre bilatérale entre la RDC et le Burundi; pour discuter sur des questions de sécurité à la frontière commune; la promotion des échanges commerciaux entre les deux pays, la gestion de la pandémie à covid-19 dans les frontières; ainsi que d’autres sujets pertinents.

Museza Cikuru

Share.
Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.