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    C’est sous le thème« Source et Quête d’identité » que « Hadisi Urban Festival » organise depuis le 24 Février dans les enceintes de Yole Africa, des ateliers sur les arts avec 7 Artistes de différents pays, dont 4 d’Afrique (Kenya, Burundi Ouganda, et Rwanda) et une Anglaise d’origine nigériane.

    Ces Artistes étrangers vont faire des « workshops » une semaine et demie avec ceux de Goma sur la fusion de la danse traditionnelle africaine, la danse contemporaine, le slam, les performances et autres mouvements chorégraphiques, qui vont emporter les espaces publics du 5 au 7 Mars 2020.

    «Ces genres d’ateliers sont très nécessaires pour nous les artistes de Goma, d’autant plus qu’ils renforcent davantage nos capacités et nous permettent d’acquérir plusieurs nouvelles connaissances dans les différentes sortes d’arts. Nous commençons les ateliers chaque jour de 9 heures à 16 heures avec une pause d’une heure. Ces ateliers nous permettent d’avoir la concentration aussi, car c’est la première fois de faire de telles heures dans les ateliers », témoigne un artiste de Goma actif aux ateliers.

    Sur invitation des Organisateurs de « Hadisi Urban Festival »,  plusieurs  artistes ont participé pendant deux jours dans une conférence  avec  Amnesty International sous le thème « Art et activisme ». Cela pour conscientiser et mobiliser les artistes sur la défense, la protection et  la promotion des droits humains à travers l’art. 

     «L’art est un  atout capital dans la défense, la protection et la promotion des droits humains, car il peut exprimer un message plus fort, et qui peut atteindre facilement plusieurs couches dans la société. A travers les performances, la danse, et  la peinture, l’artiste peut porter plus dans la promotion et la défense des droits humains », déclare Jean Mobert Senga, défenseur des droits humains au sein d’Amnesty International.

    Pour Cruzz Taylor l’un des organisateurs du « Hadisi Urban Festival« « Le secteur de la culture en Afrique renaît d’une situation économique chaotique.

    « La ville de Goma se remet encore des nombreuses guerres et conflits qui l’ont touché pendant plusieurs décennies. Progressivement, la ville cherche à se réinventer et à se libérer des stéréotypes qui l’enchaînent à travers l’activation de ses multiples ressources. Les ressources immatérielles telles que la culture sont des instruments essentiels pour instaurer un état de paix dans la conscience collective. Les activités du festival se dérouleront dans les espaces publics dans différent quartiers de la ville. Le festival se veut d’être un festival populaire où chaque habitant de la localité a accès aux spectacles sans barrières ni efforts», a-t-il dit.

     Eliezaire Ushindi, depuis Goma

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    Un commentaire

    1. Mukadi kadima on

      C’est vraiment bien réfléchi un festival populaire et qui parle de la réalité de la ville de GOMA c’est touchant en plus moi ça me touche énormément le contexte me vas tout droit au coeur je vous félicite et encourage .

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