Le mouvement Sauvons la RDC rejette catégoriquement l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du Comité d’organisation du Dialogue national, publiée récemment par les autorités congolaises. Dans un communiqué rendu public le 13 septembre 2026, cette plateforme politique dénonce ce qu’elle considère comme une concentration du pouvoir autour du président Félix Tshisekedi et estime que le dispositif actuel ne garantit pas un dialogue véritablement national, inclusif et équilibré.

Pour Sauvons la RDC, cette ordonnance ne répond pas aux attentes de ceux qui espéraient voir le Dialogue national contribuer au rétablissement de la cohésion entre les différentes composantes de la société congolaise. Le mouvement estime, au contraire, que le texte renforce le contrôle du chef de l’État sur le processus, depuis la désignation des membres du Comité d’organisation jusqu’aux éventuelles conclusions qui pourraient en découler.

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Selon cette structure, les différentes étapes du processus resteraient ainsi soumises à la volonté présidentielle. Une situation que Sauvons la RDC juge incompatible avec la conception qu’elle se fait d’un dialogue national, lequel devrait réunir les différentes sensibilités politiques et sociales autour des principales questions concernant l’avenir de la République démocratique du Congo.

Une ordonnance présentée comme une confirmation de ses inquiétudes

Sauvons la RDC reconnaît toutefois à l’ordonnance un intérêt particulier : celui, selon le mouvement, de mettre fin aux illusions de ceux qui espéraient encore voir émerger un cadre politique équilibré et ouvert aux différentes forces du pays.

La plateforme affirme que certaines personnes attendaient un texte permettant d’établir un mécanisme représentatif et indépendant pour conduire le Dialogue national. Mais, selon elle, le contenu de l’ordonnance ne répond pas à cette attente.

Le mouvement va plus loin et présente le texte comme une confirmation de ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire » du régime. Il accuse le pouvoir en place de privilégier sa propre conservation, la consolidation du pouvoir présidentiel ainsi que, selon ses termes, les intérêts matériels et financiers du chef de l’État et de ses proches.

Ces accusations constituent le cœur de la critique formulée dans le communiqué. Sauvons la RDC considère ainsi l’ordonnance non pas comme une simple mesure administrative, mais comme un nouvel élément illustrant, selon son appréciation, l’évolution de la situation politique en RDC.

L’article 64 de la Constitution au cœur de l’appel

Dans son communiqué, Sauvons la RDC fait également référence à l’article 64 de la Constitution congolaise. Le mouvement affirme que cette disposition constitue, selon sa lecture de la situation, « la seule option pour le salut de la RDC ».

Cette position traduit, d’après le mouvement, une rupture avec une approche limitée à la réforme du système politique existant. Sauvons la RDC appelle plutôt ses partisans et les personnes partageant ses préoccupations à renforcer leur mobilisation autour de la défense du Pacte républicain consacré par la Constitution du 18 février 2006.

La plateforme invite ainsi les différents acteurs engagés contre ce qu’elle qualifie de « tyrannie » à inscrire leur action dans une nouvelle dynamique. Elle parle d’une démarche révolutionnaire et non réformiste, qu’elle présente comme nécessaire pour permettre au peuple congolais de retrouver sa souveraineté.

Un appel à poursuivre la mobilisation

Dans la dernière partie de son communiqué, Sauvons la RDC appelle les acteurs qui s’opposent à la direction politique actuelle du pays à rester mobilisés et à poursuivre leur engagement en faveur de ce que le mouvement considère comme la sauvegarde de l’ordre constitutionnel.

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Cette prise de position intervient alors que la question du Dialogue national demeure au centre des débats politiques en République démocratique du Congo. Pour ses initiateurs, un tel processus doit notamment permettre de rechercher des réponses aux différentes crises que traverse le pays et favoriser un rapprochement entre ses composantes politiques et sociales.

Pour Sauvons la RDC, un dialogue véritablement national devrait, à l’inverse du dispositif actuel qu’il critique, reposer sur l’inclusivité, la représentativité et l’indépendance des structures chargées de son organisation.

Daniel Mupole

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