L’Association des femmes des médias (AFEM) a clôturé, ce jeudi 27 août 2026, une formation de trois jours consacrée à la vérification des informations et des données en ligne. Cette session avait pour objectif de permettre aux journalistes de mieux comprendre les mécanismes de la désinformation et de renforcer leurs capacités dans l’utilisation des outils de vérification des informations circulant sur Internet.
Organisée du mardi 25 au jeudi 27 août 2026, cette formation intervient dans un contexte où les informations circulent à grande vitesse sur les plateformes numériques, exposant davantage les médias et les citoyens aux risques de désinformation, de manipulation d’images et de diffusion de fausses nouvelles.
À l’issue de la formation, l’expert en fact-checking, Gustave Katsuva, s’est dit satisfait du niveau d’acquisition des connaissances par les participants.
Selon lui, les journalistes formés ont notamment appris à vérifier des informations publiées en ligne, à détecter certaines manipulations d’images et à analyser des contenus vidéo.
« J’ai eu à animer d’autres sessions ailleurs, mais j’avoue que ces participants se distinguent, car ils ont été capables de vérifier une photo et de rédiger un article. Bien qu’il y ait encore des corrections à apporter, parce que c’est encore le début, les résultats sont encourageants », a-t-il déclaré.
Des journalistes mieux outillés face à la désinformation
Pour les participants, cette formation a représenté une étape importante dans le renforcement de leurs pratiques professionnelles.
Elvine Ciza, journaliste à la radio Jambo FM, affirme que cette session lui a permis de mieux distinguer les fausses informations des informations fiables.
« Moi, personnellement, cette formation m’a permis de savoir ce que je ne savais pas. Au vu de notre situation, beaucoup de fausses informations circulent et je n’arrivais pas toujours à distinguer facilement les vraies des fausses. Aujourd’hui, je suis capable de les différencier grâce aux outils qui nous ont été enseignés », témoigne-t-elle.
De son côté, Binja Yvette, journaliste à la radio Julino d’Idjwi, s’engage à partager les connaissances acquises avec ses collègues qui n’ont pas participé à la formation.
« Je m’engage également à collaborer avec d’autres journalistes, surtout avec des experts dans le domaine, afin de ne plus tomber dans les pièges de la désinformation », explique-t-elle.
Pour sa part, John Kazirhu, journaliste à la RadioTélévision Mulangane de Walungu, promet de mettre régulièrement en pratique les compétences acquises.
« Pour moi, c’est aussi une occasion de mettre à la portée de la communauté une information fiable et vérifiée », souligne-t-il, tout en s’engageant à produire chaque semaine des contenus vérifiés.
À travers cette formation, l’AFEM entend ainsi contribuer au renforcement d’un journalisme plus professionnel, responsable et inclusif au Sud-Kivu, dans un contexte où la lutte contre la désinformation devient un enjeu majeur pour les médias et la société.
