Un cas présumé de viol aggravé, accompagné d’actes de barbarie, a été enregistré dans la nuit du 7 au 8 septembre 2026 à PAPSI, dans la localité de Kawama, au territoire de Kisanfu, dans la province du Lualaba. La victime, une femme vulnérable vivant avec des troubles mentaux, sans domicile fixe et sans soutien familial, a été hospitalisée dans un état critique.
D’après les informations recueillies par la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), coordination de Kisanfu, la victime aurait été agressée sexuellement par un individu qui lui aurait infligé de graves blessures internes au moyen d’un corps étranger.
Découverte dans un état critique, elle a été conduite en urgence dans un centre de santé de la place, où elle reçoit actuellement des soins. Selon les premières informations médicales rapportées par la société civile, son pronostic vital serait engagé.
Le présumé auteur détenu par l’ANR
Le présumé auteur a été appréhendé peu après les faits grâce à l’intervention de la population, avant d’être remis aux services de l’Agence nationale de renseignements (ANR) de Kawama, où il est actuellement détenu.
Par la voix de son coordonnateur, Paul Deogratias Yambenu, la NSCC Kisanfu condamne ce qu’elle qualifie d’acte « inhumain et dégradant » commis contre une personne particulièrement vulnérable.
La structure de la société civile estime que les faits rapportés pourraient relever d’un viol aggravé, avec des circonstances liées à la vulnérabilité de la victime et des actes de torture. Ces qualifications devront toutefois être établies dans le cadre de la procédure judiciaire.
La société civile demande des poursuites
La NSCC Kisanfu demande le transfert sans délai du présumé auteur au parquet afin qu’une instruction judiciaire puisse être ouverte et que, si les faits sont établis, des poursuites soient engagées conformément à la loi.
Elle sollicite également de la structure sanitaire prenant en charge la victime l’établissement d’un rapport médical détaillé, susceptible de contribuer à la procédure judiciaire.
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La société civile appelle enfin à une assistance médicale et humanitaire urgente en faveur de la victime, compte tenu de la gravité de son état.
Julien Ben Bahindwa, depuis le Haut-Katanga
