La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) de Mudusa tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des attaques armées dans le groupement de Mudusa, en territoire de Kabare (Sud-Kivu). Après une nouvelle incursion enregistrée dans la nuit du mercredi 8 juillet 2026 au village de Buhozi, cette structure citoyenne interpelle les autorités locales, provinciales et nationales afin qu’elles prennent des mesures urgentes pour restaurer la sécurité dans la région.

Selon la NDSCI Mudusa, des hommes armés de fusils et d’armes blanches ont attaqué plusieurs habitations vers 21 heures dans le village de Buhozi. Au moins quatre maisons ont été ciblées par les assaillants, qui sont repartis avec de l’argent, des téléphones, des souliers ainsi que plusieurs autres biens de valeur.

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Cette nouvelle attaque intervient quelques jours seulement après une autre incursion signalée dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026 au village de Cimpwiji. Pour la NDSCI, la répétition de ces actes criminels traduit une détérioration préoccupante de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Kabare.

L’organisation estime que ces violences plongent désormais les habitants dans un climat permanent de peur et d’incertitude, compromettant la quiétude des familles et le développement des activités socio-économiques.

Face à cette insécurité grandissante, la NDSCI Mudusa formule plusieurs recommandations. Elle demande aux autorités compétentes, notamment aux services de sécurité (ARC, PRC et DSR), d’ouvrir rapidement des enquêtes afin d’identifier et de neutraliser les auteurs de ces attaques.

La structure appelle également les chefs de villages ainsi que le chef de groupement à renforcer les comités locaux de sécurité et à intensifier les patrouilles nocturnes dans les villages les plus exposés. Elle sollicite en outre le gouvernement provincial pour accroître la présence des forces de l’ordre à Buhozi, Cimpwiji et dans les localités environnantes.

« Nos mamans, nos enfants et nos biens ne peuvent plus continuer à vivre dans la peur. Nous demandons aux autorités de prendre leurs responsabilités pour que Mudusa retrouve la paix », insiste la NDSCI Mudusa.

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Au-delà du seul groupement de Mudusa, cette organisation citoyenne estime que cette situation met en évidence la fragilité des dispositifs sécuritaires dans plusieurs zones rurales du Sud-Kivu. Elle plaide ainsi pour une réponse coordonnée entre les autorités locales, provinciales et nationales afin de restaurer la confiance de la population et garantir une meilleure protection des personnes et de leurs biens.

Édith Kazamwali

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