Six membres d’une même famille ont été tués dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 juillet 2026 à Kabizo, dans la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Ce nouveau drame est survenu dans une zone affectée par l’insécurité persistante.
Selon des sources locales, des hommes armés non identifiés ont attaqué, vers 21 h 30, le domicile du notable Rugamba. Les victimes sont son épouse et leurs cinq enfants, dont un garçon et quatre filles. Le chef de famille aurait survécu à l’attaque, selon les premières informations recueillies sur place.
Ce massacre a provoqué une vive émotion au sein de la population de Bwito. Des habitants appellent au renforcement des mesures de protection des civils et au rétablissement de l’autorité de l’État dans cette partie du territoire de Rutshuru.
Dans une déclaration, le porte-parole de la 34ᵉ région militaire des FARDC, le major Dieudonné Kasereka, a attribué cette attaque au mouvement AFC-M23, qui contrôle cette zone. Il a également rejeté les accusations formulées par ce mouvement contre les FARDC.
« C’est une campagne qui vise à désorienter l’opinion. La localité de Kabizo se trouve dans une zone sous contrôle de l’AFC-M23. Mais ils accusent l’armée d’avoir collaboré avec les FDLR pour tuer les six membres d’une même famille », a déclaré le major Dieudonné Kasereka.
Selon les FARDC, ces accusations relèveraient d’une tentative de détourner l’attention des exactions commises contre les populations civiles dans les zones sous contrôle du mouvement armé.
L’AFC-M23 avait, de son côté, attribué cette tuerie à une collaboration présumée entre les FARDC et les FDLR. À ce stade, ces accusations croisées n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Le major Kasereka rappelle qu’un autre massacre avait été signalé le 12 juin dernier à Rusamambu et Kanoune, dans le territoire voisin de Walikale, où neuf civils avaient perdu la vie.
Depuis la reprise des affrontements dans le Nord-Kivu, la chefferie de Bwito et plusieurs autres localités de Rutshuru restent confrontées à une insécurité persistante, les populations civiles continuant de payer un lourd tribut aux violences armées.
