La rentrée scolaire 2026-2027 reste perturbée dans plusieurs secteurs du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, près de dix jours après la reprise officielle des cours. Selon l’administrateur du territoire, Sammy Kalonji Badibanga, les affrontements dans plusieurs zones de l’entité ont empêché de nombreux élèves et enseignants de regagner leurs établissements.

D’après l’autorité territoriale, la situation sécuritaire demeure particulièrement préoccupante dans certains secteurs, où des combats opposeraient les FARDC, appuyées par des groupes de Wazalendo, à des combattants de l’AFC-M23, soutenus par l’armée Rwandaise.

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Les élèves ayant fui leurs milieux d’origine lors des affrontements ne sont toujours pas en mesure de regagner leurs localités. Certaines écoles seraient encore occupées par des personnes déplacées internes, tandis que d’autres auraient été détruites ou endommagées lors de bombardements que l’administrateur attribue aux forces rwandaises depuis le 2 juillet 2026.

Des enseignants toujours bloqués

La situation affecte également le personnel enseignant. Selon Sammy Kalonji Badibanga, plusieurs enseignants originaires des Hauts et Moyens Plateaux de Fizi, qui avaient rejoint leurs familles pendant les vacances scolaires, ne sont pas encore retournés dans leurs milieux de travail en raison des difficultés d’accès à certaines zones.

Les groupements de Babungwe Nord, Bashi Munyaka Sud et Bashi Mukuma Sud, dans les Hauts et Moyens Plateaux de Fizi, figurent parmi les zones où la rentrée n’est pas encore pleinement opérationnelle. L’administrateur cite également certaines zones du secteur de Tanganyika à Lulenge ainsi que le front de Rukézi dans le secteur de Mutambala.

Dans ces différentes localités, plusieurs établissements scolaires seraient ainsi toujours à l’arrêt ou fonctionneraient dans des conditions difficiles.

Environ 10.000 déplacés dans le territoire

La crise sécuritaire continue également d’avoir des conséquences humanitaires. L’administrateur du territoire estime à environ 10.000 le nombre de personnes déplacées internes à Fizi. Il affirme que leurs conditions de vie restent précaires, tout en saluant l’assistance fournie par certains partenaires humanitaires présents dans la zone.

Sammy Kalonji Badibanga remercie également le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, pour ses démarches auprès des partenaires humanitaires afin de renforcer l’aide destinée aux populations déplacées dans le territoire de Fizi.

Sur le plan sécuritaire, l’administrateur affirme que les FARDC se comportent bien et défendent avec bravoure l’intégrité du territoire de Fizi, face à ce qu’il présente comme une pression du Rwanda.

Il appelle la population à faire confiance à l’armée nationale et à soutenir les efforts des FARDC, appuyées par les groupes de Wazalendo.

Sammy Kalonji Badibanga invite également les habitants à collaborer avec les services de renseignement et à signaler tout individu, civil, militaire ou administratif, qui serait soupçonné d’entretenir des liens avec les forces présentées comme ennemies.

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Il insiste toutefois sur le fait que les personnes signalées doivent faire l’objet du travail de vérification des services compétents.

Pour l’administrateur du territoire, la population de Fizi doit rester mobilisée autour de la défense du pays et contribuer, selon les moyens légaux, à la sécurité de leurs communautés.

La persistance de l’insécurité dans plusieurs zones de Fizi continue ainsi de peser sur le fonctionnement des services sociaux de base, notamment l’éducation, alors que des milliers de personnes restent déplacées et dépendent encore de l’assistance humanitaire.

Jean-Luc M.

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