Un véhicule de marque Beiben a été incendié par des habitants après un accident de circulation ayant coûté la vie à une femme d’environ 50 ans à Nyamibungu, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Le drame s’est produit sur l’axe Kamituga-Kitutu, dans un endroit communément appelé Kipori.
Selon des sources locales, le véhicule effectuait le trajet Kamituga-Kitutu lorsqu’il aurait été impliqué dans une collision mortelle. La victime serait une femme identifiée comme Mwavita Wamungabo, présentée comme l’épouse d’un chef de village de Mitobo-Kamembe, dans la chefferie des Wamuzima. Elle serait originaire de Kangandu, dans le groupement des Banakyungu.
Lire aussi : Bukavu : plusieurs familles plongées dans le calvaire après un incendie dévastateur à Panzi
Ces informations n’ont toutefois pas encore été confirmées par un communiqué officiel. Les circonstances précises de l’accident restent également à établir.
La colère des habitants
Peu après l’accident, des habitants, sous le choc et en colère, auraient incendié le véhicule impliqué. L’acte a provoqué une vive émotion dans la localité.
Certains habitants dénoncent les accidents récurrents enregistrés sur l’axe Kamituga-Kitutu et demandent que les responsabilités soient clairement établies.
Cette réaction traduit la frustration d’une partie de la population face aux accidents de circulation dans une zone où les conditions routières sont difficiles et où les moyens de prise en charge des victimes peuvent être limités.
Toutefois, l’incendie du véhicule et d’éventuels actes de représailles ne sauraient se substituer à une enquête judiciaire. De tels actes risquent au contraire de compliquer l’établissement des faits et d’exposer leurs auteurs à des poursuites.
La sécurité routière au cœur des préoccupations
L’accident de Nyamibungu relance les préoccupations liées à la sécurité routière dans le territoire de Mwenga.
Les usagers plaident notamment pour un meilleur entretien des routes, une limitation de la vitesse dans les zones habitées, un contrôle régulier des véhicules de transport ainsi qu’une sensibilisation accrue des conducteurs et des piétons.
Les autorités administratives et coutumières ainsi que les services de sécurité sont également appelés à prévenir les tensions et à empêcher que la colère consécutive aux accidents ne se transforme en violences contre les personnes ou les biens.
La famille de la victime, qui serait liée à la chefferie des Wamuzimu, nécessite par ailleurs un accompagnement dans les démarches relatives à l’identification, à la restitution de la dépouille et à l’organisation des funérailles, dans le respect des traditions locales.
En attendant les résultats de l’enquête, les habitants sont invités à faire preuve de retenue et à transmettre toute information utile aux autorités. Seule une procédure régulière permettra de déterminer les causes exactes de l’accident et d’établir les responsabilités conformément à la loi.
