La rentrée scolaire 2026-2027 n’a pas été effective dans plusieurs zones du territoire de Fizi, au Sud-Kivu, en raison d’un contexte sécuritaire marqué par des affrontements, des déplacements massifs de populations et la destruction de plusieurs infrastructures scolaires. Cette situation continue de priver de nombreux enfants de leur droit à l’éducation.

Selon Samy Kalondji Badibanga, administrateur du territoire de Fizi, plusieurs localités, particulièrement celles situées dans les zones touchées par l’insécurité dans les hauts plateaux, connaissent d’importantes difficultés en cette période de rentrée scolaire.

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De nombreuses familles ont été contraintes de fuir leurs villages à la suite des violences. Elles vivent désormais dans des familles d’accueil ou dans différents sites et regroupements de personnes déplacées, souvent dans des conditions précaires et avec des moyens très limités.

Dans ce contexte, de nombreux parents peinent à envisager le retour de leurs enfants sur les bancs de l’école.

À cette situation s’ajoutent la destruction et l’endommagement de plusieurs infrastructures scolaires à la suite des violences et des bombardements signalés dans la région. Pour des familles déjà confrontées à la perte de leurs biens et à l’insécurité, l’achat des fournitures scolaires, des uniformes et d’autres besoins liés à la rentrée constitue un obstacle supplémentaire.

Des milliers de déplacés dans des conditions précaires

L’administrateur du territoire de Fizi rapporte que, depuis plusieurs mois, le territoire accueille un nombre important de personnes déplacées internes.

Il déplore le manque d’assistance dont bénéficient ces familles ainsi que les conditions précaires dans lesquelles elles vivent.

Parmi les lieux accueillant des personnes déplacées figure notamment le camp de Malicha. D’autres regroupements de déplacés sont également signalés dans le Moyen-Plateau de Fizi.

Dans ces différents sites et communautés d’accueil, les enfants figurent parmi les catégories les plus vulnérables.

Le risque d’exploitation et d’enrôlement des enfants

Pour les élèves déplacés, le principal défi reste aujourd’hui le retour à l’école. L’absence de prise en charge et d’encadrement scolaire de ces enfants fait également peser d’autres risques sur leur avenir.

Des enfants laissés sans école, sans encadrement et sans perspectives pourraient être exposés à différentes formes de violence et d’exploitation. Dans certaines zones affectées par les conflits, ils pourraient également courir le risque d’être enrôlés de force par des groupes armés.

Face à cette situation, Samy Kalondji Badibanga appelle à une intervention urgente des autorités compétentes et des organisations humanitaires afin de venir en aide aux familles déplacées.

Il plaide notamment pour la mise en place de mécanismes permettant aux enfants affectés par les conflits et les déplacements de poursuivre leur scolarité dans un environnement protecteur.

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Alors que l’année scolaire 2026-2027 a officiellement débuté en République démocratique du Congo, la situation dans plusieurs zones du territoire de Fizi rappelle les lourdes conséquences de l’insécurité sur l’éducation.

Pour de nombreux enfants déplacés, le retour sur les bancs de l’école reste ainsi étroitement lié à l’amélioration de la situation sécuritaire et à une assistance urgente en faveur des familles les plus vulnérables.

Marie-Paule Chirha

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