Promouvoir l’écoute, l’inclusion et la cohésion sociale au sein des communautés : tel est l’engagement pris par les participants à la conférence-débat consacrée à l’apport des femmes et des jeunes dans la promotion de la communication non violente, organisée par Rien Sans les Femmes ce mardi 15 septembre 2026 à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Une dynamique portée dans le cadre du projet Tufaulu Pamoja, financé par l’Ambassade de Suède à travers CAFOD.
La rencontre s’est tenue dans la salle de réunion de l’hôtel Witness et a réuni des responsables d’organisations locales, appelés à renforcer leurs capacités afin de promouvoir des attitudes et des comportements non violents au sein de leurs familles, de leurs organisations et de leurs communautés.
Pour Agnes Sadiki, facilitatrice de ces échanges, l’objectif était de sensibiliser les membres du mouvement des femmes à l’importance de la communication non violente dans la promotion de la cohésion sociale et la résolution des conflits.
Les organisateurs estiment que le dialogue et l’écoute constituent des moyens essentiels pour prévenir les tensions et construire une communauté harmonieuse. La rencontre visait également à renforcer les capacités des responsables d’organisations afin qu’ils adoptent eux-mêmes des attitudes et des comportements non violents avant de les promouvoir auprès des autres membres de leurs communautés.
« Même le plus grand conflit du monde commence toujours par la communication. Et même la solution à ces conflits-là commence également par la communication. Aujourd’hui, on parle de dialogue. Qu’est-ce qu’on va faire au dialogue ? C’est-à-dire qu’on va communiquer, on va échanger. Donc, la manière dont nous entrons en relation avec autrui, avec nous-mêmes, c’est important pour trouver des solutions et pour avoir une communauté harmonieuse. Et c’est comme ça que le mouvement des femmes a jugé bon de pouvoir d’abord renforcer la capacité de ses membres, qui sont des responsables des organisations, mais ces membres, à cultiver des attitudes, des gestes, des comportements non violents avant de l’exiger aux autres. Voilà pourquoi le mouvement des femmes a organisé cette séance aujourd’hui. Ils ont pris des engagements d’abord individuels selon leurs responsabilités multidimensionnelles. »
Des engagements pour la communauté
Restituer les acquis de la rencontre, mettre en pratique la communication non violente et sensibiliser leurs collègues, les jeunes ainsi que les membres de leurs communautés figurent parmi les engagements pris par les participants à cette conférence-débat.
Parmi eux, Annie Binja, coordonnatrice de l’organisation OPADEC, affirme vouloir faire de l’écoute et du dialogue des outils privilégiés dans leurs relations quotidiennes, aussi bien dans leurs organisations que dans leurs communautés.
« En tant qu’activiste des droits de la femme, mais aussi de la paix et de la cohésion sociale, je pense qu’il est nécessaire de pouvoir mettre en pratique les enseignements sur la communication non violente. Et personnellement, je m’engage premièrement à pouvoir restituer les acquis de cette formation auprès de mes collègues et d’autres jeunes dans la communauté, mais également de mettre en pratique les acquis et aussi les enseignements de la thématique du jour. »
De son côté, Josué Kalibanya s’engage à promouvoir, dans sa communauté, une communication axée sur l’environnement, le féminisme, l’inclusion et l’écoute, afin de favoriser le vivre-ensemble et une meilleure cohésion sociale.
« Je m’engage aussi à sensibiliser sur la communication environnementale, aussi dans ma communauté, à être féministe, pourquoi pas aussi la communauté, qui va au sens large, les clients, en tout cas avoir une vie ensemble, en favorisant l’inclusion et l’écoute. »
À travers ces différents engagements, les participants entendent faire de la communication non violente un levier de cohésion et de vivre-ensemble.
