À Goma, le prix de la pomme de terre continue de dépasser la mercuriale fixée par l’autorité urbaine, alimentant les tensions entre commerçants et administration. Alors que le maire de la ville, Désiré Ngabo Kisuba, a fixé le kilogramme à 1.250 francs congolais et menacé de fermer les dépôts récalcitrants, plusieurs marchés continuent de pratiquer des prix oscillants entre 1.300 et 1.500 FC.

Un constat effectué jeudi 18 juin par un reporter de La Prunelle RDC dans différents points de vente de la capitale provinciale du Nord-Kivu montre que la mesure peine encore à être appliquée.

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Selon plusieurs vendeurs rencontrés sur place, cette hausse des prix serait liée à divers facteurs, notamment les difficultés d’approvisionnement, l’insécurité sur certains axes routiers et le poids des charges supportées par les commerçants.

La situation sécuritaire sur la Route nationale numéro 2 (RN2), principal axe d’acheminement de plusieurs produits agricoles, est notamment citée parmi les éléments qui contribuent à l’augmentation du coût du transport et, par conséquent, des prix sur les marchés.

« Nous achetons déjà le kilo à 1.200 FC. Si nous ajoutons le loyer, les taxes et les autres dépenses quotidiennes, nous sommes obligés de vendre à 1.500 FC pour réaliser un minimum de bénéfice », explique un commerçant.

Une autre vendeuse estime que les prix imposés par l’autorité ne tiennent pas suffisamment compte des réalités économiques auxquelles font face les détaillants.

« Pourquoi nous demander de réduire les prix sans alléger les nombreuses taxes qui pèsent sur notre activité ? », s’interroge-t-elle.

En début de semaine, le maire de Goma, Désiré Ngabo Kisuba, avait annoncé des mesures de contrôle renforcées et menacé de fermer les dépôts qui ne respecteraient pas le prix officiel de 1.250 FC le kilogramme, dans le but de préserver le pouvoir d’achat de la population.

Face à cette situation, plusieurs acteurs économiques appellent à une concertation entre les autorités et les commerçants afin de trouver des solutions durables. Ils plaident notamment pour une amélioration de la sécurité sur les axes d’approvisionnement et une réduction de certaines charges fiscales.

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En attendant, la hausse persistante du prix de la pomme de terre continue d’affecter les ménages les plus modestes de Goma, pour lesquels ce produit constitue l’un des principaux aliments de consommation quotidienne.

Julienne Lusungu

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