La Justice militaire examine une affaire de viol présumé impliquant un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), poursuivi pour des faits qui auraient été commis sur un enfant âgé de 19 mois à Mantumbi, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu).
Au cours de l’audience, la mère de l’enfant a livré son témoignage devant les juges. En swahili, elle a relaté les circonstances dans lesquelles les faits présumés se seraient produits, exprimant sa douleur et demandant que justice soit rendue.
Selon son récit, elle s’était momentanément absentée de son domicile pour aller acheter des souliers, laissant son enfant sous la garde du militaire, qu’elle considérait comme une personne de confiance.
À son retour, elle affirme avoir retrouvé son enfant entre les mains d’une voisine, après que le prévenu aurait déjà commis les faits qui lui sont reprochés.
Visiblement émue, la mère a demandé au tribunal de faire toute la lumière sur cette affaire et d’établir les responsabilités conformément à la loi.
Le militaire mis en cause comparaît devant la justice, qui devra examiner les éléments de preuve, les témoignages ainsi que les arguments des différentes parties avant de se prononcer.
Conformément au principe de la présomption d’innocence, le prévenu est considéré comme innocent tant qu’une décision de justice définitive n’a pas établi sa culpabilité.
Cette procédure intervient dans un contexte où les organisations de défense des droits de l’enfant appellent régulièrement au renforcement des mécanismes de protection des mineurs contre toutes les formes de violences, ainsi qu’à la lutte contre l’impunité des auteurs de telles infractions.
Le jugement attendu devra permettre d’établir les faits et les responsabilités, dans le respect des garanties d’un procès équitable et des dispositions prévues par la législation congolaise.
