À l’occasion de la Journée internationale de l’égalité de la rémunération, célébrée ce 18 septembre, des enseignants de Goma déplorent la persistance de disparités salariales dans le secteur de l’enseignement public. Malgré les engagements répétés du gouvernement, les professionnels du secteur réclament une harmonisation de la grille salariale afin de réduire les écarts entre les agents selon leurs zones d’affectation.
Selon Tangazo Bilanga Joseph, agent du service de paie et de suivi des activités des écoles à Goma, les disparités de traitement demeurent au sein de l’enseignement public.
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« Concernant la structure des revenus, le salaire varie notamment en fonction du milieu d’affectation, entre territoires, villes et provinces, ce qui entretient des écarts notables entre les agents de l’enseignement public. »
Les enseignants exerçant dans les zones rurales ou en territoires perçoivent généralement des émoluments inférieurs à ceux de leurs homologues affectés dans les grands centres urbains. À titre indicatif, la rémunération mensuelle d’un enseignant en territoire est estimée à environ 330 000 francs congolais, un montant qui peut varier selon la catégorie professionnelle et les ajustements liés à la prime de gratuité.
Les syndicats réclament une harmonisation des traitements
Abordant la question des revendications et de la représentation des travailleurs, Tangazo Bilanga Joseph souligne que :
« Les structures syndicales soulignent que certains agents administratifs ou relevant de la SECOPE bénéficient de conditions financières plus avantageuses, plaçant les enseignants parmi les fonctionnaires aux revenus les plus bas au regard de leur engagement éducatif. »
Face à cette situation, les organisations syndicales maintiennent leurs revendications en faveur de l’uniformisation des traitements et de la régularisation administrative des enseignants non dotés d’un matricule, communément appelés « NU ».
Parallèlement, plusieurs mesures d’accompagnement social visent à alléger les difficultés financières des enseignants du primaire. Parmi ces dispositions figurent l’exonération des frais scolaires pour deux enfants biologiques au sein des établissements publics locaux, ainsi que la prise en charge partielle des frais médicaux par la Mutuelle de santé des enseignants pour les familles, dans le respect des quotas réglementaires.
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Des revendications qui persistent
En cette Journée internationale de l’égalité de la rémunération, les acteurs du secteur plaident pour la poursuite des efforts en faveur de l’équité professionnelle. Pour eux, les disparités salariales observées dans l’enseignement public restent une préoccupation majeure.
Au-delà des mesures d’accompagnement social, les enseignants et leurs représentants mettent en avant la nécessité d’une harmonisation structurelle de la paie et d’une revalorisation globale du statut de l’enseignant, afin de réduire les écarts de rémunération entre les professionnels du secteur à travers le pays.
