À quelques jours de la rentrée scolaire, une centaine d’enfants issus de familles vulnérables à Kalehe, au Sud-Kivu, restent encore à la maison faute de moyens pour se procurer les fournitures scolaires. Face à cette situation, Moyo Imara Foundation appelle les personnes de bonne volonté, les entreprises, les organisations et autres partenaires à se mobiliser pour permettre à ces enfants de reprendre le chemin de l’école.
Cette organisation basée à Kalehe affirme avoir identifié une centaine d’enfants en âge scolaire qui ne peuvent toujours pas rejoindre leurs établissements, principalement en raison des difficultés financières rencontrées par leurs familles.
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La situation met en évidence les limites auxquelles restent confrontées certaines familles malgré la gratuité de l’enseignement primaire public instaurée par le Gouvernement congolais. Si cette mesure a contribué à réduire certains obstacles financiers liés à la scolarisation, le coût des fournitures scolaires demeure, pour plusieurs ménages, un frein important à l’accès effectif à l’éducation.
Pour Deva Appol, responsable de Moyo Imara Foundation, la gratuité de l’enseignement ne suffit donc pas à garantir que tous les enfants puissent effectivement fréquenter l’école.
« Certes, le Gouvernement congolais a instauré la gratuité de l’enseignement primaire public, une mesure importante pour favoriser l’accès de tous les enfants à l’éducation. Mais sur le terrain, particulièrement dans l’Est de la RDC, nous constatons que la réalité économique reste très difficile pour de nombreuses familles. »
Des enfants encore à la maison
L’organisation dit constater avec préoccupation que plusieurs enfants n’ont toujours pas repris le chemin de l’école en raison du manque de fournitures nécessaires à leur scolarité.
« Nous avons déjà enregistré une centaine d’enfants en âge scolaire qui traînent toujours à la maison. C’est avec beaucoup d’amertume que nous constatons cette situation », déplore Deva Appol.
Selon lui, certains parents expliquent être dans l’incapacité de financer les fournitures scolaires demandées pour la rentrée.
« Imaginez un parent qui vous dit : “Mon enfant n’est pas allé à l’école parce que je n’ai pas eu les moyens de lui acheter ses fournitures scolaires.” C’est une situation qui nous interpelle profondément », ajoute-t-il.
Pour Moyo Imara Foundation, ces témoignages illustrent les difficultés économiques qui continuent d’affecter la scolarisation de certains enfants dans les zones vulnérables de l’Est de la République démocratique du Congo.
Une action de solidarité prévue le 19 septembre
Face à cette situation, Moyo Imara Foundation annonce une initiative de solidarité prévue le 19 septembre 2026 en faveur des enfants orphelins et vulnérables.
L’organisation invite les personnes de bonne volonté, les bienfaiteurs, les entreprises, les organisations ainsi que d’autres partenaires à contribuer à cette action. Les appuis peuvent être financiers ou prendre la forme de dons de fournitures scolaires.
« Votre contribution, qu’elle soit financière ou matérielle, peut permettre à un enfant d’avoir ses fournitures scolaires et de retrouver le chemin de l’école avec dignité et espoir », souligne Deva Appol.
À travers cette mobilisation, Moyo Imara Foundation souhaite contribuer à améliorer les conditions de rentrée des enfants vulnérables et à réduire les obstacles liés au manque de fournitures scolaires.
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Pour l’organisation, l’objectif est de faire en sorte que les difficultés économiques des familles ne privent pas durablement les enfants de leur droit à l’éducation. Elle espère ainsi que la solidarité permettra à davantage d’enfants de reprendre le chemin de l’école et de poursuivre leur parcours éducatif malgré la précarité de leurs ménages.
