Des cas de pillages ont été signalés dans plusieurs sous-villages d’Irhambi-Katana, en territoire de Kabare (Sud-Kivu), dans la soirée du jeudi 24 juillet 2026, plongeant les habitants dans une nouvelle psychose. Des boutiques et des habitations ont notamment été ciblées dans les sous-villages de Kanyamalogo et Cegera Ntane, selon plusieurs témoins interrogés par La Prunelle RDC ce vendredi 25 juillet.
La plupart des personnes interrogées, dont certaines se présentent comme victimes de ces actes, attribuent ces pillages à des hommes armés en uniforme présents dans plusieurs localités de Katana. La Prunelle RDC n’a toutefois pas été en mesure de vérifier ces allégations de manière indépendante.
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Des pillages en deux vagues, selon les habitants
D’après les témoignages recueillis, la journée s’était déroulée dans un climat relativement calme avant que la situation ne bascule en soirée.
Les habitants affirment qu’un premier groupe d’hommes en uniforme aurait commencé à piller des biens vers 20 heures. Quelques heures plus tard, un autre groupe, qui se serait présenté comme appartenant aux Wazalendo, serait arrivé dans le sous-village de Kanyamalogo, près du quartier de l’homme d’affaires Didi Mudogo.
Selon ces témoins, plusieurs boutiques auraient été systématiquement pillées, tandis que des coups de feu étaient entendus dans le secteur. Au même moment, des incursions auraient également été enregistrées dans le sous-village de Cegera Ntane, où plusieurs maisons auraient été vidées de leurs biens.
Ces affirmations proviennent des habitants interrogés et n’ont pas pu être confirmées de manière indépendante.
« Je priais Dieu pour qu’on ne tue pas ma mère »
L’une des victimes raconte avoir vécu cette nuit cachée dans sa maison, tandis que sa mère, souffrant d’hypertension, faisait face aux assaillants.
« Il était déjà 21 heures quand je ne savais même pas comment évoluait la santé de maman. Premièrement, elle est hypertendue et voir ces hommes chez elle n’a pas arrangé les choses. Là où je me cachais, je priais Dieu pour qu’on ne la tue pas ou qu’on ne puisse pas la violer. Je rends grâce à Dieu pour sa protection ce soir, mais en tout cas on ne sait pas si ce cauchemar va finir un jour. Nous en avons marre. Ils ne se cachent même pas le visage pour dire que ce sont des voleurs à main armée. »
« Nous vivons dans la peur »
D’autres habitants dénoncent des actes qu’ils jugent incompatibles avec le discours de ceux qui se présentent comme des « libérateurs » ou des « patriotes ».
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Ils expliquent que durant ces incursions, de nombreuses familles sont restées cachées sous leurs lits, craignant pour leur sécurité.
« Tout le monde est resté caché sous son lit. Personne n’osait sortir pour voir ce qui arrivait à son voisin. », confie un habitant.
Face à cette recrudescence de l’insécurité, les habitants d’Irhambi-Katana appellent les autorités nationales à prendre en compte leurs préoccupations et à accélérer les initiatives susceptibles de conduire à un retour durable de la paix.
Selon eux, la population vit dans une situation de grande précarité depuis plus d’une année et demie, marquée par l’insécurité et des difficultés quotidiennes de survie.
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Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle des autorités administratives ou des services de sécurité n’avait encore été enregistrée au sujet de ces allégations de pillages.
