Un préfet des études de l’Institut Chibinda, situé dans le groupement d’Irhambi-Katana en territoire de Kabare au Sud-Kivu, a été enlevé dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 mai 2026 à son domicile situé à Cegera.
Selon plusieurs sources locales, la victime, identifiée comme David Rugabira, aurait été emmenée de force par des hommes présentés comme des présumés Wazalendo.
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D’après les mêmes sources, ses ravisseurs l’accuseraient de collaborer avec le mouvement rebelle M23 en leur fournissant des informations susceptibles de compromettre leurs positions.
Cet enlèvement suscite une vive inquiétude au sein de la population locale, dans un contexte marqué par la multiplication des cas d’enlèvements ciblés dans plusieurs zones sous occupation ou affectées par l’insécurité dans les territoires du Sud-Kivu.
Des habitants de Katana dénoncent une situation devenue récurrente et qui touche désormais le secteur de l’éducation.
Les sources locales alertent sur les conséquences de cette insécurité grandissante sur le fonctionnement des écoles et sur la protection du personnel enseignant.
La population demande aux autorités locales de faire toute la lumière sur cet incident et réclame la libération sans condition de David Rugabira.
« Nous voulons qu’il soit libéré vivant », plaident plusieurs habitants contactés sur place.
Ces derniers mois, plusieurs cas similaires visant des enseignants ou des acteurs du secteur éducatif ont été signalés dans différentes localités du Sud-Kivu.
Le 20 avril 2026, Monsieur Mugisho Bakala, enseignant à l’école primaire Magunga 1 située dans la localité de Caminunu, sous-village de Magunga, en territoire de Kalehe, avait également été enlevé par des hommes armés alors qu’il dispensait son cours.
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Depuis, aucune information officielle n’a été communiquée sur son sort.
Pour plusieurs observateurs, ces enlèvements répétés constituent une menace sérieuse pour le système éducatif dans les zones touchées par les conflits armés.
