La Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise du Sud-Kivu (NSCC Sud-Kivu) tire la sonnette d’alarme face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans les hauts et moyens plateaux du territoire d’Uvira. Dans une correspondance consultée ce jeudi 27 août 2026 par La Prunelle RDC, cette structure citoyenne appelle à des mesures urgentes pour protéger les populations civiles.
Selon la NSCC Sud-Kivu, plusieurs localités stratégiques, notamment Masango I, Malimba et Rubarati, ont été prises d’assaut entre le 25 et le 26 août 2026 par des combattants du M23-RDF et de Red Tabara, plongeant la région dans une inquiétude croissante.
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Ces entités, situées dans le groupement de Bijombo, en chefferie de Bavira, dans le territoire d’Uvira, constituent des zones sensibles pour la stabilité de cette partie du Sud-Kivu.
Pour la Nouvelle Société Civile Congolaise, cette situation fragilise davantage la sécurité des populations et expose plusieurs axes routiers menant vers la ville d’Uvira.
Deux itinéraires sont particulièrement préoccupants, souligne la NSCC Sud-Kivu : Malimba–Nambindu–Katabona–Munanira–Uvira et Muramvya–Mitamba–Munanira–Uvira.
Au-delà des préoccupations sécuritaires, la structure citoyenne alerte également sur une situation humanitaire qu’elle qualifie d’alarmante. Les déplacements massifs des populations, privées selon elle d’une assistance adéquate, accentueraient la vulnérabilité de nombreuses familles.
Le Bureau provincial de la NSCC déplore par ailleurs que les mécanismes de vérification du cessez-le-feu n’aient pas réussi à mettre fin à la poursuite des hostilités, laissant ainsi les populations civiles exposées à une insécurité permanente.
Face à cette situation, la NSCC Sud-Kivu exhorte les autorités nationales à prendre des mesures urgentes pour renforcer la défense et assurer la protection des populations. Elle dénonce également ce qu’elle qualifie de manque de réaction de la communauté internationale face à la détérioration continue de la situation.
Dans ses recommandations, la Coordination provinciale de la NSCC plaide notamment pour la réalisation d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités liées à l’avancée des groupes armés, le renforcement logistique par le gouvernement afin d’assurer la sécurité des populations et de défendre l’intégrité nationale, la protection des personnes déplacées et la mise en place d’une assistance humanitaire adaptée, le respect du cessez-le-feu, accompagné de mécanismes de suivi et de sanctions en cas de violations et le renforcement des mécanismes de vérification, afin que leur présence sur le terrain contribue effectivement à la protection des populations.
La NSCC Sud-Kivu avertit également que si aucune mesure concrète n’est prise, elle pourrait recourir à des actions citoyennes pacifiques pour alerter davantage l’opinion nationale et internationale.
Alors que les habitants des hauts et moyens plateaux d’Uvira vivent dans la peur et l’incertitude, cette sortie de la société civile se veut un nouveau cri d’alarme en faveur d’une réponse urgente pour protéger les populations et faire face à la crise humanitaire qui s’aggrave dans cette partie du Sud-Kivu.
