Des journalistes de Bukavu participent, du lundi 24 au mercredi 26 août 2026, à une formation consacrée à la réduction des risques de catastrophes. Organisée au centre Rio, à Nguba, cette activité vise à renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils contribuent davantage à la prévention et à la réduction des impacts des catastrophes à travers leur travail.

La formation est organisée par la Division des actions humanitaires (DIVAH/SN), en partenariat avec l’Observatoire humanitaire et l’organisation Pamoja na Wanyonge.

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Elle intervient dans un contexte où la ville de Bukavu et plusieurs autres territoires du Sud-Kivu sont régulièrement confrontés à des inondations, des éboulements et des incendies, qui causent d’importants dégâts humains et matériels.

Selon les organisateurs, l’objectif est de permettre aux journalistes de mieux traiter les informations relatives aux risques de catastrophes et de contribuer à la sensibilisation des communautés.

« Renforcer les capacités des journalistes sur les reportages des risques de catastrophes dans l’objectif de minimiser les impacts une fois la catastrophe se produit », explique la DIVAH/SN.

De la couverture des catastrophes à la prévention

Les organisateurs estiment que les médias jouent un rôle important dans la transmission des messages à la population, mais que les informations sur les catastrophes sont parfois mal rapportées ou insuffisamment orientées vers la prévention.

La formation entend donc encourager les journalistes à anticiper les catastrophes dans leur travail, plutôt que de se limiter à rapporter les événements une fois qu’ils se sont produits.

« Pourquoi pas même communiquer avant la catastrophe, c’est la phase de la prévention de crise afin de sensibiliser la communauté sur les éventuels impacts qui peuvent en découler en vue de minimiser ces impacts », souligne l’organisateur.

Cette approche doit notamment permettre aux médias de contribuer à l’information des communautés sur les risques auxquels elles sont exposées et sur les comportements à adopter pour en limiter les conséquences.

Le journaliste comme acteur de la gestion des risques

À l’issue des trois jours de formation, les organisateurs souhaitent voir les professionnels des médias dépasser leur rôle traditionnel de couverture de l’actualité pour devenir également des acteurs de la prévention et de la gestion des risques de catastrophes.

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« Nous voulons que les journalistes puissent se comporter non seulement comme un acteur de média mais aussi comme un acteur dans la gestion des risques de catastrophes en faisant la prévention, en rapportant exactement et à temps réel le fait », insiste-t-il.

La formation revient ainsi sur le rôle du journaliste avant, pendant et après une catastrophe, avec un accent particulier sur la prévention et la sensibilisation.

« Montrer aux journalistes qu’eux sont les acteurs de la prévention », résume l’un des organisateurs.

À Bukavu, où les catastrophes laissent régulièrement des familles sans abri et provoquent d’importantes pertes, les organisateurs estiment qu’une communication responsable, précise et menée au bon moment peut contribuer à sauver des vies.

Divine Busime

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