L’organisation Journalistes pour les droits humains (JHR) organise à Kinshasa, en partenariat avec l’Institut Dallaire pour les enfants et la sécurité, une formation de cinq jours destinée aux professionnels des médias ainsi qu’aux représentants de la police et de l’armée congolaise. L’activité porte sur la prévention du recrutement et de l’utilisation des enfants dans les violences armées.
Selon Papy Kiliobo, chargé de suivi et évaluation au sein de l’Institut Dallaire , cette formation vise notamment à renforcer les connaissances des participants sur la mise en œuvre des Principes de Vancouver, un ensemble de 17 engagements politiques lancés par le Canada en 2017 pour prévenir le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats lors des opérations de maintien de la paix.
Les journalistes appelés à jouer un rôle de sensibilisation
Le choix des professionnels des médias s’explique, selon JHR, par leur capacité à toucher un large public et à contribuer à la sensibilisation des communautés sur les droits des enfants et les risques liés à leur utilisation dans les violences armées.
« En équipant les journalistes, nous nous attendons à l’expansion d’une information bien traitée, bien analysée, avec plus d’éthique pour la transmettre aux communautés qui sont la cible primordiale de ce projet de promotion des Principes de Vancouver », explique Papy Kiliobo.
L’organisation attend également des participants qu’ils puissent devenir des relais d’information, de sensibilisation et d’alerte auprès des communautés, mais aussi contribuer aux actions de plaidoyer auprès du gouvernement congolais.
« Les attentes que nous avons par rapport aux participants est que la matière soit assimilée ; par la suite, que les participants nous servent comme étant des canaux de transmission et d’expansion de sensibilisation ou d’alertes auprès des communautés », poursuit-il.
Quatorze modules au programme
Au cours des cinq jours de formation, quatorze modules doivent être abordés.
Ils portent notamment sur la prévention de l’utilisation des enfants dans les violences armées, les mécanismes allant des alertes précoces aux actions précoces, ainsi que sur le journalisme sensible aux conflits et sensible au genre.
La formation entend ainsi renforcer la capacité des différents acteurs à mieux prévenir les violations visant les enfants, mais également à améliorer la manière dont ces questions sont traitées et relayées auprès du public.
Pour JHR et l’Institut Dallaire, l’implication conjointe des médias, des forces de sécurité et des autres acteurs concernés doit contribuer à renforcer la prévention du recrutement et de l’utilisation des enfants dans les violences armées en République démocratique du Congo.
Jean-Claude Mukulu, depuis Kinshasa
