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Dans une déclaration de ce jeudi 15 juin 2023 et signée par tous les membres, le Bureau de Coordination de la Société civile du Sud-Kivu a fait part de son inquiétude par rapport à l’indifférence avec laquelle les différentes préoccupations vitales  de la population sont gérées tant au niveau provincial que national.




Quelques exemples pour expliquer l’inquiétude de la plus grande faitière de la Société Civile au Sud-Kivu.

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– La province fonctionne sans budget voté, sans crédits provisoires

– Les députés provinciaux sont bloqués à Kinshasa attendant impatiemment d’être reçus par le Chef de l’Etat, entre temps, personne ne joue le rôle de contrôle de l’action du gouvernement provincial, aucune plénière organisée depuis lors pendant que la clôture de la session de mars approche le 30 juin 2023.

– Aucune suite réservée jusqu’à présent à la mise en accusation du gouverneur de province, « on dirait un fait divers ».




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– La Société civile du Sud-Kivu avait demandé que soient annulés tous les contrats PPP (partenariat public privé) en ce qu’ils sont à la base la clochardisation des agents de l’Etat et n’ont prouvé en rien jusqu’à présent en quoi ils ont contribué à renflouer les caisses de l’Etat en province, « bien au contraire on s’en sert pour détruire et appauvrir davantage la province. Comme  pour se moquer de la société civile et de tout le monde d’ailleurs, le Gouverneur a renouvelé tous ces contrats PPP pour quel avantage ? »

Pour la Société Civile du Sud-Kivu, malgré plusieurs alertes et propositions des pistes de solution auprès des autorités du pays pour sortir le Sud-Kivu du chaos, la province fait toujours face à une mauvaise gestion « avec une complicité de Kinshasa et les institutions de la province ».




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« La Société civile note la faible volonté du Chef de l’Etat, garant de la nation et du fonctionnement normal des institutions à dénouer rapidement  la situation qui prévaut en province. Cela  aura certainement un impact lors des élections prochaines par rapport à l’alignement des candidats du parti présidentiel si rien n’est fait. La politique du pourrissement de la situation actuelle se retournera certainement contre ceux qui ont nourri ce chaos. La Société civile recommande à l’UDPS et tous ses alliés -avant qu’il ne soit tard- de revoir rapidement, et leur politique, et leurs cartes au Sud-Kivu sinon ils ne récolteront que ce qu’ils auront semé. On ne se moque pas du peuple qu’on dirige car enfin de compte le dernier mot lui revient toujours », lit-on.

Face à cette situation qui perdure, le Bureau de Coordination de la Société civile du Sud-Kivu invite les députés provinciaux se trouvant dans la capitale Kinshasa à rentrer au bercail et à tirer des leçons de leurs mésententes et échecs. A la population à être trop vigilante pendant la campagne électorale car l’achat des consciences se prépare déjà par ceux-là de ces fils  qui l’ont appauvrie pendant 5 ans et qui veulent à tout prix renouveler leur mandat sans bilan positif.




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Tout en encourageant les candidatures féminines et le rajeunissement de la classe politique, la société civile demande à la population à voter pour les prochaines élections au moins pour une femme dans chaque circonscription électorale et pour un jeune.

« Toutes les structures de la société civile à tous les niveaux doivent se mettre en action pour organiser des débats contradictoires des candidats pendant la campagne électorale afin qu’ils expliquent leur bilan, leur vision et que la communauté signe des contrats sociaux avec eux solennellement, lesquels serviront d’évaluation pour leur prestation une fois élus.  Il faut que le peuple se réveille et se libère de tous ces mauvais dirigeants » ; poursuit-elle.

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Les structures de la Société civile indiquent qu’elles vont accentuer leur campagne zéro élu réélu autant pour ceux qui sont à l’exécutif que ceux qui sont dans les parlements à tous les niveaux.

Abdallah Mapenzi
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