Le groupement de Mudusa, dans le territoire de Kabare, fait face à une recrudescence inquiétante des incendies. Après le sinistre enregistré à Kabungo le 10 septembre, un nouvel incendie s’est déclaré dans la nuit du 10 au 11 septembre dans les sous-villages de Cirhabi et Mulonge, dans le village de Buhozi. Plusieurs maisons et deux églises ont été détruites, sans perte en vies humaines rapportée.
Selon un communiqué de la Société civile Forces vives du groupement de Mudusa, le feu s’est déclaré vers 2 heures 40 dans la nuit de jeudi à vendredi.
La structure fait état de 13 maisons réduites en cendres et de neuf autres démolies volontairement par la population afin d’empêcher la progression des flammes. Deux églises auraient également été consumées.
De son côté, la NDSCI Mudusa, dans une alerte publiée au sujet du même sinistre, évoque un bilan différent : plus de cinq maisons et une église entièrement consumées, ainsi que quatre autres maisons et une autre église démolies pour limiter la propagation du feu.
Les deux structures s’accordent toutefois sur un point : aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée.
La cause exacte de ce nouvel incendie n’est pas encore établie.
La Société civile Forces vives affirme que l’origine demeure inconnue. La NDSCI Mudusa rapporte, pour sa part, que selon de premiers témoignages, le feu serait parti d’un publiphone, ou cabine de charge.
Plusieurs biens de valeur ont également été détruits dans les flammes, selon les organisations de la société civile.
Un deuxième incendie en moins de 48 heures
Ce nouveau sinistre intervient quelques heures seulement après celui enregistré le 10 septembre vers 13 heures à Kabungo, dans le centre de Mudusa.
Dans son communiqué, la Société civile Forces vives fait état de 21 maisons réduites en cendres et de 10 autres démolies pour empêcher la progression du feu.
La NDSCI Mudusa avait, de son côté, annoncé dans son précédent communiqué plus de 37 maisons détruites et cinq autres démolies volontairement lors de cet incendie.
La succession de ces deux sinistres en moins de 48 heures alimente l’inquiétude au sein de la population de Mudusa.
Des familles désormais sans abri
Au-delà des pertes matérielles, les organisations locales alertent sur la situation des familles touchées.
Certaines auraient perdu leurs maisons, leurs biens et leurs moyens de subsistance et seraient désormais contraintes de passer la nuit à la belle étoile, dans des conditions particulièrement précaires.
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La Société civile Forces vives appelle ainsi le gouvernement, les autorités locales, les organisations humanitaires, les partenaires et les personnes de bonne volonté à intervenir en faveur des sinistrés.
Elle réclame notamment une assistance en abris, vivres, vêtements, articles ménagers essentiels et autres biens de première nécessité.
La NDSCI Mudusa exprime également sa compassion aux familles victimes ainsi qu’aux deux églises touchées.
Face à la répétition des incendies, la NDSCI Mudusa recommande une vigilance accrue, particulièrement durant la nuit.
Elle appelle les habitants à contrôler régulièrement leurs installations électriques, à débrancher les publiphones, rallonges et autres équipements électriques pendant la nuit, ainsi qu’à éviter de laisser les enfants seuls à proximité du feu et à surveiller l’utilisation des bougies.
Les deux structures de la société civile demandent enfin aux autorités et aux humanitaires de renforcer rapidement leur assistance aux familles sinistrées.
La succession des incendies à Mudusa intervient alors que plusieurs autres sinistres ont récemment frappé différentes zones du Sud-Kivu comme Bukavu (Chef-lieu de la Province), faisant craindre une aggravation de la situation des populations déjà confrontées à d’importantes difficultés sociales et économiques.
