Deux semaines après la reprise des cours pour l’année scolaire 2026-2027, les revendications des enseignants restent d’actualité dans la sous-division Kalehe 1. À Minova, dans le groupement de Buzi, l’Intersyndicale des enseignants appelle le gouvernement congolais à mettre fin au système des zones salariales et à respecter ses engagements en faveur du personnel enseignant.
Selon Elias Shamamba, porte-parole de l’Intersyndicale, les différentes rencontres entre les représentants des enseignants et les autorités à Kinshasa n’ont pas encore permis d’obtenir les avancées attendues.
« Depuis que nous avons commencé cette année scolaire 2026-2027, il y a eu beaucoup de revendications auprès du gouvernement. Il y a toujours eu des réunions et des assises avec les syndicalistes à Kinshasa, mais le gouvernement n’a jamais honoré ses engagements », déplore-t-il.
Les enseignants réclament 500 dollars par mois
Parmi les principales revendications figure l’amélioration des conditions salariales. Les organisations syndicales demandent notamment que chaque enseignant puisse bénéficier d’une rémunération mensuelle de 500 dollars américains.
« Nos collègues syndicalistes ne cessent de demander à chaque rentrée qu’il soit payé à chaque enseignant 500 dollars le mois. Mais nous sommes toujours désolés parce que cela n’a jamais été fait », explique Elias Shamamba.
L’Intersyndicale conteste également le système des zones salariales, qu’elle considère comme une source d’inégalités entre les enseignants en fonction de leur lieu d’affectation.
À Minova, dans le groupement de Buzi, les enseignants affirment ne pas percevoir les mêmes rémunérations que leurs collègues de Goma ou de Kinshasa, malgré des fonctions et des qualifications similaires.
« Nous ne touchons pas le même montant qu’un enseignant de Goma, tout comme nous ne touchons pas le même montant qu’un enseignant de Kinshasa, alors que nous sommes tous des enseignants », affirme le porte-parole.
L’Intersyndicale dénonce des inégalités
Pour Elias Shamamba, cette différence de traitement entre enseignants n’est pas justifiée.
« Nous ne savons pas pourquoi le gouvernement est parvenu à diviser les enseignants, alors que nous avons le même programme, la même matière, le même niveau et le même diplôme », déclare-t-il.
L’Intersyndicale appelle ainsi les autorités à revoir le système de rémunération et à placer les enseignants sur un même pied d’égalité, indépendamment de leur zone d’affectation.
« Nous ne cessons de demander au gouvernement de revenir sur cette mesure, de considérer tout enseignant au même pied d’égalité et d’arriver aussi à honorer ses engagements », conclut Elias Shamamba.
Pour les représentants des enseignants, l’amélioration des conditions salariales demeure essentielle pour renforcer leur motivation et leur permettre d’exercer leur métier dans de meilleures conditions.
