Les mouvements citoyens actifs dans le territoire de Mwenga et la ville de Kamituga tirent la sonnette d’alarme après l’interruption, depuis la semaine dernière, des travaux de réhabilitation de la Route nationale n°2 sur le tronçon Kalambi-Lwino. Dans une correspondance officielle datée du 4 août 2026 et adressée au gouverneur du Sud-Kivu, ces organisations mettent en garde contre les conséquences économiques, sociales et humanitaires qu’entraînerait un arrêt prolongé de ce chantier stratégique, à l’approche de la saison des pluies.
Les signataires rappellent que la RN2 constitue l’unique axe routier reliant efficacement le territoire de Mwenga et la ville de Kamituga à Bukavu. Cette route est essentielle pour l’approvisionnement des populations en produits alimentaires et non alimentaires, l’évacuation des malades vers les structures sanitaires de référence, les échanges commerciaux ainsi que la mobilité des personnes et des biens.
Selon les mouvements citoyens, la suspension des travaux compromet les efforts de désenclavement engagés par le gouvernement congolais et risque d’aggraver les difficultés auxquelles les populations sont déjà confrontées.
Ils estiment qu’en l’absence d’une reprise rapide des travaux, plusieurs localités pourraient connaître un isolement accru, une hausse importante des coûts de transport ainsi qu’une flambée des prix des produits de première nécessité.
Les organisations rappellent également qu’un incident sécuritaire est survenu le 31 juillet 2026 dans la localité de Ngenga. Selon leur correspondance, des hommes portant des tenues militaires auraient perturbé le chantier en ouvrant le feu sur des engins affectés aux travaux de réhabilitation.
Depuis ces incidents ayant endommagé une partie des équipements de chantier, la suspension des travaux suscite de nombreuses réactions au sein des communautés de Mwenga et de Kamituga. D’après plusieurs sources locales citées par les mouvements citoyens, certains élus de la région seraient évoqués dans les discussions entourant cette affaire. Toutefois, aucune autorité compétente n’a, à ce stade, confirmé ou établi d’éventuelles responsabilités.
Face à cette situation, les mouvements citoyens demandent aux autorités provinciales de diligenter une enquête afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ces incidents et d’identifier leurs auteurs. Ils plaident également pour un renforcement de la sécurité autour du chantier afin de permettre aux entreprises de poursuivre les travaux dans des conditions normales.
Tout en réaffirmant leur soutien aux projets de développement initiés dans la province, les organisations signataires invitent le gouverneur du Sud-Kivu, les services de sécurité, les autorités coutumières ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile à conjuguer leurs efforts afin de garantir une reprise rapide des travaux dans un climat apaisé.
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Pour ces mouvements citoyens, la réhabilitation de la RN2 Kalambi-Lwino représente un projet structurant dont dépend une grande partie du développement économique du territoire de Mwenga et de la ville de Kamituga.
Ils soulignent que l’arrivée imminente de la saison des pluies pourrait accentuer le délabrement de cette infrastructure déjà fortement dégradée, compliquant davantage la circulation des véhicules et l’accès des populations aux services essentiels.
Selon eux, les conséquences d’un abandon prolongé du chantier seraient particulièrement lourdes pour les habitants. Elles se traduiraient notamment par une hausse vertigineuse du coût des denrées alimentaires, des difficultés accrues pour évacuer les malades vers Bukavu ainsi qu’une augmentation considérable du prix du transport en commun.
Les mouvements citoyens indiquent qu’actuellement, certains usagers déboursent déjà plus de 500.000 francs congolais pour parcourir les quelque 180 kilomètres séparant Bukavu de Mwenga et Kamituga, une situation qu’ils jugent insoutenable pour les populations locales.
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À travers leur plaidoyer, ces organisations exhortent les autorités provinciales à faire de la reprise des travaux une priorité afin d’éviter l’aggravation de l’enclavement de Mwenga et de Kamituga et de préserver les acquis des efforts de désenclavement engagés dans cette partie du Sud-Kivu.
