Dans le territoire de Mwenga, les autorités locales ont décidé de supprimer la majorité des barrières érigées le long de la Route nationale numéro 2. Cette mesure a été annoncée par l’administrateur du territoire à l’issue d’une réunion du Conseil local de sécurité.
Sur les 54 barrières recensées, seules 9 seront maintenues, avec des règles strictes de fonctionnement. Les frais seront désormais harmonisés à 3.000 francs congolais par passager, dans le but de mettre fin aux perceptions anarchiques régulièrement dénoncées par les usagers.
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Cette décision vise à réduire les tracasseries routières et à faciliter la libre circulation des personnes et des biens sur cet axe stratégique du Sud-Kivu, où transporteurs et voyageurs dénonçaient depuis plusieurs mois la multiplication des barrières illégales, accusées d’alourdir les coûts de transport et de freiner les activités économiques.
Pour assurer l’application effective de cette mesure, une commission mixte composée des FARDC, des VDP et de la société civile a été mise en place. Celle-ci a entamé ses opérations ce mardi 28 avril 2026, avec une mission de démantèlement des barrières non autorisées, notamment sur le tronçon reliant le pont Luindi à Lugushwa.
« Au cours du Conseil local de sécurité, nous avons décidé de supprimer certaines barrières et de n’en laisser que neuf. Une commission mixte FARDC, VDP et société civile est chargée de l’exécution de cette mesure », a déclaré Walubila Ishikitilo Mao.
Sur le terrain, cette annonce est globalement bien accueillie par la population locale, qui espère une amélioration rapide des conditions de circulation.
Toutefois, certains observateurs estiment que le principal défi reste l’application rigoureuse de cette décision dans un contexte sécuritaire encore fragile.
À travers cette initiative, les autorités territoriales entendent renforcer l’autorité de l’État, lutter contre les pratiques illégales et restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens.
