Les populations déplacées à la suite des conflits armés dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu, plaident pour une intervention urgente des organisations humanitaires. A Mabula, plusieurs familles déplacées et ménages d’accueil disent faire face à d’importants besoins en nourriture, en fournitures scolaires et en soins de santé, alors que l’assistance humanitaire reste limitée dans cette localité.
Dans cette entité du territoire de Kalehe, les conditions de vie demeurent préoccupantes pour plusieurs familles ayant fui les violences armées. Ces populations déplacées expliquent que leurs besoins restent nombreux, alors que certaines communautés déplacées et affectées dans d’autres villages du territoire bénéficient déjà de l’appui de différentes organisations humanitaires.
L’accès à la nourriture figure parmi les principales préoccupations exprimées par les familles déplacées. Certaines indiquent éprouver des difficultés à assurer régulièrement les repas de leurs ménages.
Elles demandent ainsi aux organisations humanitaires de renforcer l’assistance alimentaire en faveur des personnes déplacées, mais également des familles qui les accueillent et qui font elles aussi face à une pression accrue sur leurs ressources.
« Nous avons besoin d’une assistance alimentaire parce que nos familles ont des difficultés à trouver suffisamment de nourriture. Nous demandons aux organisations humanitaires de penser également à nous », témoigne un déplacé.
La situation affecte également la scolarité des enfants déplacés. Certains parents indiquent que leurs enfants ne fréquentent toujours pas régulièrement l’école, notamment en raison du manque de fournitures scolaires. Les familles sollicitent notamment des cahiers, des uniformes et d’autres matériels nécessaires à la reprise ou à la poursuite des études.
Pour elles, un appui dans le secteur de l’éducation permettrait d’éviter que les déplacements liés au conflit ne compromettent davantage le parcours scolaire des enfants.
Les populations déplacées signalent par ailleurs des difficultés d’accès aux soins de santé. Elles sollicitent un accompagnement sanitaire adapté à leurs besoins, notamment pour les familles les plus vulnérables.
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Les déplacés de Mabula appellent les organisations humanitaires à procéder à une évaluation de leurs besoins afin de mettre en place une réponse adaptée. Ils sollicitent notamment une assistance en vivres et en biens essentiels non alimentaires, dont les fournitures scolaires et les articles indispensables à la vie quotidienne.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija
