Le Conseil local de la jeunesse d’Itombwe (CLJI) tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans les hauts plateaux du secteur d’Itombwe, en territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Dans une alerte adressée aux autorités nationales et provinciales ainsi qu’au chef d’état-major général des FARDC, cette structure évoque un sentiment d’abandon des populations et appelle à des interventions urgentes pour protéger les civils.
Dans son document daté du 20 juillet 2026, le CLJI affirme que, depuis décembre 2025, à la suite du retrait des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) du secteur d’Itombwe, la population vit dans un climat d’insécurité marqué par des attaques de groupes armés. Selon cette organisation, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP-Wazalendo) assurent actuellement l’essentiel de la résistance, mais disposent de moyens limités.
Le Conseil de la jeunesse affirme notamment que les VDP font face à un manque de munitions, d’équipements et de capacités de protection contre les drones, ce qui, selon lui, réduit leur efficacité face aux attaques.
Affrontements à Kipupu
Le CLJI indique que de violents affrontements se sont déroulés entre le 10 et le 13 juillet 2026 dans la localité de Bukundji, avant de s’étendre jusqu’au centre de Kipupu.
Selon cette organisation, plusieurs habitations auraient été pillées puis incendiées, tandis que des infrastructures civiles, notamment des écoles et des centres de santé, auraient également été endommagées.
Le Conseil local de la jeunesse affirme avoir documenté le bilan de 173 têtes de bétail pillées, 35 maisons incendiées, 1.279 ménages déplacés, soit environ 7.674 personnes, Quatre personnes tuées et six autres blessées sur l’axe Kipupu-Centre.
Ces chiffres n’ont pas pu être confirmés de manière indépendante au moment de la rédaction de cet article.
Des allégations de bombardements
Le CLJI évoque également plusieurs bombardements survenus entre le 25 avril et le 4 juillet 2026 sur les axes Mikenge–Point Zéro et dans les localités environnantes.
Selon cette structure, ces attaques auraient fait au total 50 morts et 58 blessés en moins de trois mois.
L’organisation affirme que ces bombardements auraient été menés à l’aide de drones.
Dans son mémorandum, le Conseil local de la jeunesse formule plusieurs recommandations aux autorités congolaises, notamment. Il demande le déploiement de renforts des FARDC dans le secteur d’Itombwe afin de renforcer la protection des populations civiles, le renforcement de la surveillance et de la sécurisation de l’espace aérien, le rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du secteur d’Itombwe.
Le CLJI estime qu’une intervention rapide des autorités est nécessaire afin d’éviter une aggravation de la crise humanitaire et sécuritaire dans cette partie du territoire de Mwenga.
