Le coordonnateur provincial du parti Ensemble pour la République au Sud-Kivu, Anselme Ndjungu Yango, a été arrêté samedi 9 mai 2026 à Uvira par des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR).
Selon plusieurs sources politiques locales, il est actuellement détenu dans les cachots de l’ANR à Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu.
Jusqu’à présent, aucun motif officiel n’a été communiqué par les autorités sécuritaires concernant cette interpellation.
Cette absence d’explication suscite de nombreuses réactions dans un contexte politique déjà marqué par plusieurs arrestations visant des figures de l’opposition congolaise.
La Fédération urbano-territoriale d’Ensemble pour la République Kamituga-Mwenga a rapidement réagi à cette arrestation à travers un communiqué signé par son président fédéral, Dénis Wenga, et son adjoint, Romain Tombo.
Dans ce document, le parti politique dirigé par Moïse Katumbi exige la libération immédiate de son coordonnateur provincial.
« Les opinions politiques ne peuvent jamais justifier des arrestations arbitraires. La démocratie et l’État de droit doivent être respectés en RDC », affirme le communiqué.
Les responsables du parti rejettent également toute tentative d’associer leur formation politique à des groupes armés actifs dans l’est du pays.
« Ensemble pour la République est une formation républicaine et non armée », rappellent les signataires, qui estiment que les accusations souvent avancées dans ce type de dossier ne sauraient masquer les défis sécuritaires persistants dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’arrestation d’Anselme Ndjungu intervient dans un contexte marqué par plusieurs interpellations d’acteurs politiques de l’opposition.
Le parti cite notamment les arrestations du Professeur Pascal Isumbisho et de Maître Dieudonné Mubikwa, membres de la LGD, intervenues en septembre 2025, ainsi que les pressions dénoncées contre certains cadres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont Emmanuel Shadary.
Pour plusieurs acteurs de l’opposition, ces arrestations ciblées traduisent une volonté de réduire l’espace démocratique et d’étouffer les voix critiques.
« Ce n’est pas l’opposition qui empêche la bonne gestion de la Res-publica », soulignent les auteurs du communiqué.
Ensemble pour la République exige ainsi la libération « sans condition et dans un bref délai » de son coordonnateur provincial et appelle ses membres ainsi que la population à rester vigilants et solidaires face à cette situation.
