La ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo, fait face à une insécurité persistante marquée par deux assassinats en l’espace de deux jours, suscitant peur et indignation au sein de la population.
Le vendredi 1er mai 2026, aux environs de 20 heures 40, une femme a été tuée par des hommes armés non identifiés dans le quartier Songo, sur l’avenue Alpha, en commune de Kalundu. Selon la société civile des compatriotes congolais d’Uvira (SOCICORDC), les assaillants, porteurs d’armes, ont pris la fuite après leur forfait.
Ce drame est survenu moins de 24 heures après un autre meurtre enregistré dans la même commune. Le jeudi 30 avril 2026, un garçon de 14 ans, identifié comme Élan Babu, a été abattu par des hommes armés inconnus.
Face à cette série d’attaques, la SOCICORDC dénonce une insécurité grandissante qui menace à la fois l’intégrité physique de la population et ses biens. Elle souligne que la répétition de ces actes met en évidence la fragilité du dispositif sécuritaire, particulièrement dans la commune de Kalundu.
La structure condamne fermement ces assassinats et appelle les autorités locales ainsi que les services de sécurité à prendre des mesures urgentes et efficaces. Elle insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection afin de garantir la sécurité des citoyens.
Par ailleurs, la SOCICORDC plaide pour une présence accrue des forces de l’ordre, l’organisation de patrouilles régulières et une meilleure coordination entre les services de sécurité. Elle espère que les auteurs seront rapidement identifiés et traduits en justice afin de lutter contre l’impunité.
Cette interpellation traduit la détresse d’une population qui se sent vulnérable et abandonnée. Pour la société civile, la sécurité doit redevenir une priorité absolue, car au-delà des pertes humaines, c’est la confiance envers les institutions qui est en jeu.
