Au total, 32 apprenantes de la ville de Bukavu ont été certifiées à l’issue d’une formation en coupe et couture ainsi qu’en alphabétisation, organisée par l’APEF. La cérémonie officielle de remise des attestations s’est tenue le mardi 28 avril 2026 au Sud-Kivu.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’autonomisation socio-économique et politique des femmes, avec pour objectif de renforcer leur engagement dans les métiers techniques, tout en les outillant en compétences de base, notamment en lecture et écriture, ainsi qu’en matière de culture de paix et de lutte contre les violences.
Selon Furaha Mwemedi Merveille, chargée des programmes au sein de l’APEF, la formation vise à permettre aux bénéficiaires de s’insérer dans la vie active et de générer des revenus grâce aux compétences acquises.
Elle précise qu’en coupe et couture, 24 apprenantes ont été formées, dont 22 certifiées, tandis qu’en alphabétisation, 20 femmes ont suivi la formation, mais seulement 10 ont été certifiées.
« Cela dépendait de la motivation de chacune. Malgré le contexte actuel, certaines ont abandonné, tandis que d’autres sont restées résilientes », explique-t-elle.
La formation en alphabétisation a duré huit mois, contre six mois pour la coupe et couture, suivis de trois mois de stage professionnel.
À l’issue de la formation, les lauréates en coupe et couture ont reçu des kits composés notamment de machines à coudre complètes, et bénéficieront d’un accompagnement technique pour renforcer leurs compétences et favoriser leur insertion économique.
Pour les apprenantes en alphabétisation, l’APEF indique que des opportunités restent ouvertes pour intégrer la formation en coupe et couture. Un suivi post-formation est également prévu afin d’évaluer les progrès réalisés.
L’APEF a, par ailleurs, exprimé sa gratitude envers ses partenaires, en particulier Frères des Hommes France, pour leur appui financier.
L’organisation poursuit ses activités de formation en faveur des femmes dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, notamment à Bukavu, Kabare, Kalehe, Uvira, Fizi et Mwenga, dans le but de promouvoir leur autonomisation durable.
