Intervenons-nous

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), branche diaspora, interpelle l’Union européenne et les capitales européennes face à ce qu’il qualifie de “dérive liberticide” en République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié le 25 janvier 2026, le parti exige la libération immédiate de ses cadres et militants détenus, et appelle à un dialogue national inclusif pour restaurer les libertés publiques et la stabilité politique.

Selon ce document parvenu à la rédaction de La Prunelle RDC, le PPRD-Diaspora estime que la situation politique actuelle est marquée par une judiciarisation de l’action politique et une criminalisation de l’opposition, incompatibles avec les principes de l’État de droit.

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« Nous demandons à l’Union européenne d’appuyer un dialogue national réellement inclusif, sans exclusions arbitraires, condition indispensable à une paix durable, à la stabilité institutionnelle et à la restauration des libertés publiques en vue d’une alternance politique constitutionnelle », souligne le communiqué.

Le PPRD-Diaspora salue publiquement les prises de position de la Belgique et de la France en faveur d’un dialogue politique inclusif en RDC. Le parti met particulièrement en avant l’attitude de Bruxelles, qu’il juge plus constante et plus ferme que celle d’autres partenaires internationaux.

« La Belgique se distingue là où d’autres se taisent. Elle se caractérise par la clarté de ses messages, une vigilance diplomatique constante — publique comme discrète — et la volonté d’aborder les dérives en RDC sous l’angle des principes, sans complaisance », indique le texte signé par Sandra Kyungu, coordonnatrice du PPRD-Diaspora.

Le parti dénonce également la réintroduction de la peine de mort et son utilisation dans un contexte qu’il juge politiquement instrumentalisé. Il cite notamment les procédures visant l’ancien président Joseph Kabila comme un facteur aggravant de la tension politique.

À cela s’ajouteraient, selon le PPRD-Diaspora, des arrestations et interpellations de responsables politiques, notamment Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, qui rendent, selon lui, toute tentative de décrispation politique illusoire.

Le communiqué évoque également la suspension de douze partis politiques ainsi que l’interdiction du mouvement “Sauvons le Congo”, qu’il considère comme des signes supplémentaires de la fermeture de l’espace démocratique.

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Le PPRD-Diaspora appelle enfin l’ensemble des partenaires internationaux de la RDC à faire preuve de cohérence, de principes et de fermeté pour défendre les libertés fondamentales et la sécurité humaine.

Le parti estime que sans une mobilisation internationale réelle, la paix risque de rester un simple slogan et la démocratie congolaise une variable d’ajustement géopolitique.

Suzanne Baleke

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