Le gouvernement congolais prévoit de mettre en place un dispositif d’enseignement à distance dans 18 zones de santé considérées à haut risque d’Ebola, afin d’assurer la continuité des apprentissages tout en limitant les risques de transmission du virus à l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027.
L’annonce a été faite le 18 août 2026 lors d’une conférence de presse réunissant la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, ainsi que le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Dans les 18 zones de santé concernées, des contenus pédagogiques actualisés devraient être préparés et mis à la disposition des élèves toutes les quatre semaines. Ces enseignements seront diffusés à travers des supports imprimés ainsi que les radios locales et communautaires, afin de permettre aux enfants de poursuivre leur apprentissage malgré les contraintes sanitaires.
Le dispositif doit également reposer sur une collaboration étroite entre les ministères de l’Éducation et de la Santé, notamment pour suivre l’évolution de la situation épidémiologique et adapter les mesures en fonction du niveau de risque dans chaque zone.
En complément de l’enseignement à distance, le gouvernement prévoit des mesures destinées à limiter les risques de transmission dans les zones concernées.
Les grands rassemblements devraient notamment faire l’objet de restrictions, tandis que toute personne présentant des signes de maladie ne devra pas se rendre dans les établissements scolaires.
L’objectif est de maintenir l’accès à l’éducation tout en réduisant les possibilités de propagation du virus dans les milieux scolaires.
Cette décision intervient alors que la rentrée scolaire 2026-2027 approche et que plusieurs provinces de l’Est de la RDC restent confrontées à la circulation du virus Ebola.
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Le recours à la radio et aux supports imprimés constitue ainsi une solution permettant de maintenir le lien pédagogique avec les élèves, particulièrement dans les zones où l’accès aux infrastructures numériques et à Internet demeure limité.
Reste toutefois le défi de la mise en œuvre logistique de ce dispositif, notamment l’identification précise des 18 zones concernées, la production régulière des contenus pédagogiques, leur distribution aux élèves et la couverture effective des radios communautaires.
À travers cette mesure, les autorités cherchent donc à concilier la continuité du droit à l’éducation et la protection sanitaire des élèves, dans un contexte où les crises sanitaires continuent de fragiliser le fonctionnement normal du système éducatif congolais.
