Le Nord-Kivu a célébré, ce 31 juillet 2026, la Journée internationale de la femme africaine, placée cette année sous le thème : « Femme africaine, pilier du développement durable, actrice du changement pour l’Afrique de demain ».

À Goma, la commémoration a réuni plusieurs organisations membres de la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité autour d’une journée de réflexion consacrée au rôle des femmes dans la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement durable. Les activités ont débuté par une prière, suivie de l’exécution de l’hymne national. La cérémonie était modérée par Rachel, Mululu, Coordinatrice de la FUDEI.

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L’un des principaux temps forts de la rencontre a été consacré à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui constitue le socle de l’agenda « Femmes, paix et sécurité ».

Au cours de son intervention, Yvette Kabuo est revenue sur les quatre piliers de cette résolution, à savoir la participation, la protection, la prévention et le relèvement. Les participantes ont également évoqué un cinquième axe portant sur la réinsertion communautaire, destiné à favoriser le retour et la réintégration des femmes touchées par les conflits et les violences.

Les échanges ont par ailleurs permis d’aborder les différentes formes de violences auxquelles les femmes sont confrontées, notamment les violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques, sociales, verbales, morales et numériques.

Invité à cette rencontre, le pasteur Clark Rubuyi, a développé un message axé sur la paix, le pardon, l’amour et la réconciliation.

Au cours de son intervention, il a insisté sur le rôle essentiel de la femme dans l’éducation et la construction de la société.

« Qui reconstruira et guérira les cœurs si la femme elle-même n’est pas encore guérie ou reconstruite ? », a-t-il interrogé.

Selon lui, accompagner les femmes dans leur processus de reconstruction constitue une étape indispensable pour leur permettre de contribuer pleinement à la consolidation de la paix au sein des communautés.

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La dimension historique de cette célébration a été présentée par Martine Iwanzo, Coordinatrice de La Prunelle RDC.

Elle est revenue sur les origines de cette journée, rappelant que l’idée avait été proposée à Dar es Salaam en 1962 avant d’être reconnue en 1963. Elle a également évoqué la réunion de Dakar en 1974, qui a contribué à consolider cette dynamique en faveur de la promotion des droits des femmes africaines.

Les organisations féminines face aux défis actuels

Les organisations membres de la Synergie des Femmes pour la Paix et la Sécurité ont ensuite partagé leurs expériences sur les défis auxquels les femmes sont confrontées.

La Secrétaire Exécutive de l’AVSDEmmanuella Kasika, a mis en avant le rôle des organisations féminines dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola, plaidant pour une implication accrue des femmes dans les actions de sensibilisation, de prévention et d’accompagnement des communautés.

Pour sa part, Nathalie Traoré, agent à la MONUSCO, a insisté sur la nécessité de renforcer la participation des femmes dans les mécanismes de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix en République démocratique du Congo.

La Prunelle RDC engagée dans la promotion du leadership féminin

À travers la participation de ses représentantes, La Prunelle RDC a pris part aux réflexions consacrées à la place des femmes dans la construction d’une société plus pacifique et plus résiliente.

Au terme des échanges, les participantes ont réaffirmé que les femmes ne doivent pas être considérées uniquement comme des victimes des crises et des conflits, mais également comme des actrices essentielles du changement, de la paix et du développement durable.

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Les discussions se sont conclues par un appel à poursuivre les efforts en faveur de la participation des femmes, de leur protection, de la prévention des violences et de leur relèvement, autant de priorités jugées indispensables dans un contexte où leur implication demeure un levier majeur pour la paix, la cohésion sociale et la reconstruction des communautés en République démocratique du Congo.

Christelle Omoyi

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