Six travailleurs humanitaires ont été tués en République démocratique du Congo entre janvier et juin 2026, selon un bilan relayé par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). Ces décès illustrent les risques croissants auxquels sont exposés les acteurs de l’aide, particulièrement dans les zones affectées par les conflits et l’insécurité.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée ce mercredi 19 août, le Coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC, Damien Mama, a appelé à renforcer la protection des travailleurs humanitaires et à garantir les conditions nécessaires à la poursuite de leurs opérations.
Dans plusieurs régions du pays, notamment dans l’est, les violences armées, les déplacements massifs de populations et l’instabilité sécuritaire compliquent considérablement l’accès aux personnes ayant besoin d’assistance.
Les acteurs humanitaires sont eux-mêmes exposés à ces risques. Les attaques, menaces et autres incidents sécuritaires peuvent contraindre les organisations à suspendre ou à réduire leurs activités dans certaines zones, privant ainsi les populations vulnérables d’une assistance essentielle.
Le bilan de six travailleurs humanitaires tués au cours des six premiers mois de 2026 rappelle ainsi le coût humain de l’insécurité pour ceux qui interviennent auprès des communautés affectées par les conflits, les déplacements et les crises sanitaires.
Pour les organisations humanitaires, la sécurité du personnel constitue une condition essentielle au maintien de l’accès aux populations vulnérables. La protection des travailleurs et des infrastructures humanitaires permet notamment aux équipes de poursuivre la distribution de l’aide, les soins médicaux, la protection et les autres services indispensables.
En RDC, où les besoins humanitaires demeurent considérables, la protection des acteurs de l’aide apparaît donc comme un enjeu majeur de la réponse aux crises.
À travers son appel, Damien Mama rappelle ainsi, à l’occasion de cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, que les travailleurs humanitaires doivent pouvoir exercer leur mission dans des conditions sûres et que leur protection constitue une responsabilité collective.
