Plusieurs familles sinistrées passent la nuit à la belle étoile à Panzi, sur l’avenue Mujumba, après un incendie qui a ravagé plus de 40 maisons et entraîné la démolition de 20 autres pour empêcher la propagation des flammes. Le sinistre s’est produit dimanche 6 septembre 2026. Au lendemain de l’incendie, aucune assistance humanitaire n’avait encore été reçue par les victimes.

Sur place ce lundi 7 septembre, la situation des sinistrés reste préoccupante. Des familles entières sont contraintes de dormir dans des espaces ouverts, certaines enveloppées dans des couvertures poussiéreuses récupérées dans les décombres.

Lire aussi : Bukavu : Christian Zihindula propose un plan d’urgence pour prévenir et réduire les incendies

Christian Kwabene, père de famille, décrit des conditions particulièrement difficiles pour les enfants et les autres sinistrés.

« Les moyens ne sont pas suffisants. Nos enfants passent la nuit dans le voisinage, d’autres dans la forêt de l’UEA et nous craignons le pire, car cette forêt est dangereuse. Nous n’avons pas enregistré de pertes en vies humaines, mais seulement une maman enceinte qui est tombée et a été amenée à l’hôpital. »

À quelques mètres de là, Espérance Kitumaini, mère de huit enfants, témoigne également de l’ampleur des pertes subies par sa famille.

« Je suis mère de huit enfants et j’ai deux belles-filles. Nous vivons tous dans la même maison et, depuis la catastrophe, nous avons tout perdu. Nous restons sur ce terrain vide et nous dormons seulement à cet endroit. Nous n’avons rien et nous n’avons encore reçu aucune aide humanitaire. »

Les sinistrés réclament une assistance urgente

Aimerance Karume, épouse du chef d’avenue, également victime, appelle à une intervention rapide des autorités et des personnes de bonne volonté, estimant que la situation des familles touchées se dégrade davantage.

« Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide, car nous avons tout perdu. »

Face à cette situation, la société civile, sous-noyau de Panzi, appelle les autorités, les organisations humanitaires, les ONG et les personnes de bonne volonté à intervenir rapidement en faveur des familles sinistrées.

Elle sollicite notamment des vivres, vêtements, bâches, articles ménagers, médicaments et autres biens de première nécessité, afin de permettre aux familles touchées de faire face aux premiers besoins après la catastrophe.

Lire aussi : Bukavu : plus de 2.800 maisons incendiées, le PCDBG réclame une réponse humanitaire urgente

Cet incendie intervient quelques jours seulement après un autre sinistre enregistré sur l’avenue Nyarwizimya 1, toujours à Panzi. Le 4 septembre dernier, 19 maisons avaient été calcinées et six autres démolies pour limiter la propagation du feu.

Ces incendies successifs aggravent ainsi la vulnérabilité de plusieurs familles dans cette partie de Bukavu, alors que les sinistrés attendent toujours une assistance leur permettant de retrouver un abri et des conditions de vie dignes.

Esther Rehema

Share.
Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.