L’inspecteur de l’Éducation nationale, Malonda Jean-Baptiste, enlevé samedi matin sur l’axe Rwindi–Kibirizi, dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, a été libéré quelques heures plus tard avec l’ensemble des documents du Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) qu’il transportait.
Selon plusieurs sources locales concordantes, l’inspecteur est arrivé sain et sauf à Kibirizi dans la soirée de ce même samedi. Il était toujours en possession des carnets d’items destinés aux élèves de 8ᵉ année du centre éducationnel de Vitshumbi.
« L’inspecteur Malonda, qui avait été kidnappé ce samedi, a été libéré. Il se trouve actuellement à Kibirizi avec les documents d’examen », a confié sous couvert d’anonymat un proche du dossier, cité par un chef d’établissement de la zone.
Plus tôt dans la journée, Malonda Jean-Baptiste avait été intercepté par des hommes armés alors qu’il revenait d’une mission de supervision du TENASOSP dans l’enclave de pêche de Vitshumbi. Il empruntait la piste Rwindi–Kibirizi, située en chefferie de Bwito, lorsqu’il a été emmené de force dans la brousse.
Le motard qui assurait son transport a, quant à lui, réussi à échapper à ses ravisseurs en prenant la fuite avant de se cacher.
L’enlèvement de l’inspecteur avait suscité une vive inquiétude au sein de la communauté éducative locale, d’autant plus qu’il convoyait des documents sensibles liés à l’organisation des épreuves nationales. Des craintes existaient quant à une éventuelle disparition ou compromission des items d’examen destinés aux candidats.
Les circonstances exactes ayant conduit à sa libération demeurent inconnues à ce stade. Aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités compétentes au moment de la rédaction de cet article.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant dans le territoire de Rutshuru. Plusieurs axes routiers, notamment Vitshumbi–17 Km, Kiwanja–Kanyabayonga et Rwindi–Kibirizi, sont régulièrement le théâtre d’enlèvements, de pillages et d’embuscades.
Cette insécurité persistante perturbe fortement la circulation des personnes et des biens dans cette partie du Nord-Kivu, placée sous le contrôle du M23, et complique davantage le fonctionnement des services publics, y compris le secteur de l’éducation.
