La Société Civile du groupement Mpene, dans la chefferie de Ntambuka en territoire d’Idjwi, tire la sonnette d’alarme face à la dégradation progressive de la situation sécuritaire observée ces derniers mois sur l’île d’Idjwi, au Sud-Kivu.
Selon cette structure citoyenne, deux corps sans vie ont été découverts au cours des trois derniers mois dans le groupement Mpene, plongeant la population dans une profonde inquiétude.
Le cas le plus récent remonte à ce jeudi 11 juin 2026. Le corps sans vie d’un homme non identifié a été repêché dans les eaux du lac Kivu, au niveau du village Nkonde. D’après les premiers constats rapportés par la société civile, la victime présentait des traces de brûlures ainsi que plusieurs marques de torture. Les circonstances exactes de son décès demeurent inconnues.
Cette découverte intervient moins de deux mois après un autre drame enregistré dans la même localité. Le 8 avril 2026, le corps sans vie d’une jeune fille identifiée sous le nom d’Ombeni avait été retrouvé dans une plantation appartenant à Bisengimana, toujours au village Nkonde.
Face à cette recrudescence des cas de morts suspectes, la société civile du groupement Mpene exprime sa compassion aux familles endeuillées et appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires afin d’assurer la protection des habitants d’Idjwi et de leurs biens.
Elle demande également l’ouverture d’enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs de ces crimes, les traduire devant la justice et les sanctionner conformément à la loi.
Par ailleurs, la Société Civile invite la population à collaborer étroitement avec les services de sécurité en dénonçant toute personne suspecte ou tout comportement pouvant contribuer à prévenir de nouveaux actes criminels.
Les acteurs de la société civile estiment qu’une réponse rapide des autorités permettra de restaurer la confiance de la population et de mettre fin au climat de peur qui s’installe progressivement dans cette partie de la province du Sud-Kivu.
