La Société Civile Forces vives du territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, annonce une journée morte pour ce jeudi 13 août 2026 afin d’exiger la reprise des travaux de réparation des points chauds sur la route nationale numéro 2 (RN2), entre Kalambi, Kitutu et Lugushwa. La mobilisation vise également à réclamer la sécurisation des engins affectés à ces travaux.
Dans une correspondance adressée notamment à l’administrateur du territoire de Mwenga et transmise pour information aux autorités provinciales, militaires, coutumières et aux représentants des différentes composantes, la Société civile Forces vives dit vouloir attirer l’attention sur la situation de la RN2 et sur l’interruption des travaux de réparation.
Selon cette structure citoyenne, les travaux de réparation des points chauds sur les tronçons Kalambi-Kitutu et Kitutu-Lugushwa sont exécutés par la société Kivu Développement, dans le cadre d’une initiative financée par la société minière Stratagos.
La Société civile affirme que le gouvernement provincial avait déjà donné un avis favorable à la poursuite de ces travaux, en référence à une correspondance du gouverneur du Sud-Kivu datée du 10 mars 2026, référencée 01/574/CAB/GOUVPRO-SK/2026, ainsi qu’aux conclusions du conseil local élargi de sécurité tenu le 20 juillet 2026 sous la conduite de l’administrateur du territoire de Mwenga.
Selon elle, les participants à cette réunion avaient unanimement accepté l’exécution des travaux de réparation des points chauds sur la RN2.
La société civile dénonce des tirs contre les engins
Dans sa correspondance, la Société civile Force vive dénonce un acte de fusillade à balles réelles visant les engins affectés aux travaux. Elle estime que cet acte va à l’encontre de la décision des autorités provinciales, mais aussi des attentes d’une population qui souffre depuis longtemps de l’état de dégradation de la RN2.
Pour cette structure, l’amélioration de la praticabilité de cette route est essentielle pour les habitants de Mwenga et pour les usagers qui empruntent cet axe.
Elle estime également que l’arrêt des travaux risque de compromettre les efforts engagés pour améliorer la circulation entre les différentes localités du territoire.
Une journée morte annoncée le 13 août
Face à cette situation, le Bureau de la Société civile Force vive de Mwenga annonce une journée morte le jeudi 13 août 2026, de 6 heures à 15 heures.
La structure appelle les habitants de Mwenga-centre, Kitutu, Lugushwa et d’autres localités du territoire à observer cette mobilisation.
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Elle demande notamment la fermeture des boutiques et magasins, l’arrêt de la circulation des motos et des camions ainsi que la suspension des activités concernées par cette journée de protestation.
La Société civile présente cette initiative comme une action destinée à faire entendre les revendications de la population auprès de l’État congolais.
Trois principales revendications
À travers cette journée morte, la Société civile Force vive demande notamment la reprise immédiate des travaux de réparation des points chauds sur la RN2, la sécurisation des engins et des équipes affectés aux travaux, le respect de la promesse du gouvernement concernant l’asphaltage de la RN2, dont les travaux avaient été lancés avant la guerre liée à l’AFC-M23.
La structure demande également l’ouverture d’un couloir humanitaire et sécurisé permettant aux organisations humanitaires désireuses d’intervenir dans les zones sous contrôle du gouvernement central, notamment à Mwenga et Kitutu, d’y accéder.
La Société Civile appelle au respect des décisions des autorités
La Société Civile Forces vives estime que le respect de la correspondance du gouverneur du Sud-Kivu, ainsi que des conclusions du conseil local élargi de sécurité, est nécessaire pour restaurer la confiance de la population et renforcer l’autorité de l’État.
Elle appelle ainsi les habitants à participer à la journée morte tout en demandant aux différentes autorités et aux acteurs impliqués dans la sécurité de garantir la protection des personnes et des biens.
Pour les acteurs de la société civile, la question de la RN2 dépasse ainsi le seul problème de circulation. La route constitue un axe essentiel pour les échanges, le déplacement des populations et l’accès aux services dans plusieurs parties du territoire de Mwenga.
Jean-Luc M.
