Un enseignant de l’école primaire Magunga 1, située à Kalonge dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), a été enlevé lundi 20 avril 2026 par des hommes armés se réclamant des « Wazalendo », provoquant la suspension immédiate des activités scolaires et une vive indignation de la société civile locale.

Selon un rapport circonstancié adressé aux autorités éducatives de la province, la victime, identifiée comme Mugisho Bakalama Julbert, enseignant titulaire de 6e année, a été kidnappée aux environs de 9 heures 15 en pleine séance de cours. Le Directeur de l’établissement, Uzima Lwaboshi Adolphe, précise que les assaillants, dont l’un est nommé Wema Autriche, sont arrivés à l’école accompagnés de trois autres éléments armés.

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« Ils ont perturbé les activités scolaires et ont enlevé l’enseignant vers une destination inconnue sans motif », indique-t-il dans sa correspondance. Il ajoute que l’enseignant a été « amené dans une mauvaise condition, les mains liées derrière avec une corde, suivi de tortures à haut niveau ».

L’incident, survenu dans la localité de Caminunu, sous-village de Magunga, a semé la panique au sein de l’établissement, interrompant brutalement les cours.

Face à cette situation, la direction de l’école a décidé de suspendre les activités scolaires « jusqu’à ce que la sécurité soit rétablie et que notre enseignant nous revienne étant en vie ».

De son côté, l’Inspection territoriale des Mouvements des Sociétés Civiles MSCO-Kalehe condamne fermement cet acte qu’elle qualifie de « cruauté ».

Dans une déclaration signée par son responsable, Safari Enakashesha Joseph, elle affirme que l’enseignant a été « ligoté, les mains liées derrière le dos avec une corde, accompagné de coups de pieds », avant d’être emmené vers une destination inconnue.

La société civile dénonce une recrudescence des enlèvements dans la zone, y compris dans des espaces censés être protégés comme les écoles. Elle appelle les autorités à agir rapidement.

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« Nous demandons aux autorités chargées de la sécurisation de la population de punir de tels actes qui déstabilisent la résistance patriotique de notre communauté ».

Les responsables scolaires et acteurs locaux lancent également un appel urgent aux autorités militaires et administratives pour retrouver l’enseignant et garantir la sécurité des élèves et du personnel éducatif.

Sylvie Bahati

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