Le Club Deutsche Welle RDC asbl a dénoncé la détention d’une élève de 14 ans dans les locaux de la Police nationale congolaise (PNC) à Kamako, dans le territoire de Kamonia, province du Kasaï. L’organisation de défense des droits humains appelle les autorités compétentes à vérifier d’urgence la légalité de cette détention et à garantir le respect des droits de l’enfant.
Dans un communiqué rendu public ce jeudi 4 juin 2026, l’organisation indique que la jeune fille, élève à l’Institut Khenda, dans le secteur de Kasaï Longa-Tshimo, serait détenue depuis le 2 juin dans les locaux de la police à Kamako, sans assistance de ses parents ni de ses proches.
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Selon le Club Deutsche Welle RDC ASBL, cette arrestation serait intervenue dans un contexte de tensions opposant certaines familles à Bernard Angushi, infirmier au Centre de santé de référence de Kamako-État. L’organisation rapporte que des injures publiques et des menaces auraient précédé l’interpellation de la mineure.
La structure affirme également que cette détention a empêché l’adolescente de participer aux examens scolaires en cours, compromettant ainsi son droit à l’éducation.
« Le Club Deutsche Welle RDC asbl ne se prononce pas sur le fond de l’affaire, qui relève de la compétence des autorités judiciaires. Néanmoins, notre organisation exprime sa vive préoccupation face aux allégations faisant état de la détention prolongée d’une mineure et des conséquences que cette situation pourrait avoir sur son droit à l’éducation, son bien-être et sa protection », souligne le communiqué.
L’organisation rappelle que tout enfant en conflit avec la loi bénéficie d’une protection particulière garantie par la Constitution de la République démocratique du Congo, la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant ainsi que par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’enfant ratifiés par la RDC.
À ce titre, le Club Deutsche Welle RDC asbl demande notamment la vérification urgente de la légalité et des conditions de détention de la mineure, le respect strict des droits de l’enfant conformément à la législation congolaise, l’accès de la famille à l’enfant ainsi qu’aux informations relatives à sa situation, l’intervention des services compétents de protection de l’enfant afin de garantir son bien-être et son retour à la scolarité.
« Toutes les mesures nécessaires doivent être prises afin de préserver le droit de cette élève à poursuivre sa scolarité », insiste l’organisation.
Cette alerte intervient alors que le monde célèbre, ce 4 juin, la Journée internationale des enfants innocents victimes d’agression. Instituée par les Nations unies, cette journée vise à sensibiliser sur les violences physiques et psychologiques subies par les enfants et à promouvoir le respect de leurs droits fondamentaux.
