L’Examen National de Fin d’Études Primaires (ENAFEP) s’est clôturé sans incident majeur ce vendredi 5 juin 2026 dans la sous-division de Rutshuru 2, en province éducationnelle Nord-Kivu 1. Toutefois, sur les 3.498 élèves attendus, 535 n’ont pas participé aux épreuves, soit un taux d’absence de 15 %.

D’après les statistiques communiquées par le bureau de la sous-division, 2.963 candidats ont effectivement pris part à l’examen dans les 15 centres de passation organisés dans cette partie du territoire de Rutshuru. Le taux de participation est estimé à 85 %, tandis que plusieurs élèves ont abandonné le chemin de l’école avant l’échéance de l’ENAFEP.

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Selon Henri Tunga Gisamonyo, chef de la sous-division de Rutshuru 2, l’insécurité demeure la principale cause de cette situation.

Il cite notamment les localités de Lusuli-Mirangi, Ibuga-Kashuga, Birambizo et Kanyangohé-Karambi, où l’instabilité persistante continue de perturber la scolarité et de compliquer l’accès des élèves aux centres d’examen.

« Dans plusieurs zones, les mouvements de population et l’insécurité empêchent les enfants de poursuivre normalement leurs études. Beaucoup d’élèves n’ont malheureusement pas pu atteindre le niveau requis pour participer à l’ENAFEP », a-t-il expliqué.

Le responsable de l’éducation évoque également la question des frais scolaires réclamés dans certaines écoles primaires de la province éducationnelle du Nord-Kivu 1. Une pratique qu’il estime incompatible avec le principe de gratuité de l’enseignement primaire instauré par le gouvernement.

Pour lui, ces contributions financières constituent un frein supplémentaire pour de nombreuses familles déjà fragilisées par la crise sécuritaire et économique, poussant certains élèves à abandonner l’école avant la fin du cycle primaire.

« Cette mesure devrait être appliquée uniquement dans les écoles qui comptent un grand nombre d’enseignants non pris en charge par l’État », suggère-t-il, estimant qu’il est nécessaire de préserver l’accès gratuit à l’éducation pour tous les enfants.

Malgré ces défis, Henri Tunga Gisamonyo se réjouit du bon déroulement des épreuves dans l’ensemble des centres de passation.

Il encourage les élèves à poursuivre leurs efforts en vue des prochaines évaluations nationales, notamment le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) ainsi que l’Examen d’État.

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Cette situation met en évidence les conséquences directes de l’insécurité et des difficultés financières sur la scolarisation dans le territoire de Rutshuru. Malgré les efforts consentis pour promouvoir la gratuité de l’enseignement, de nombreux enfants continuent de voir leur parcours scolaire perturbé par les crises qui secouent régulièrement la région.

La sous-division de Rutshuru 2 figure parmi les zones du Nord-Kivu les plus affectées par l’insécurité et les déplacements de populations. Ces réalités influencent fortement le calendrier scolaire, la fréquentation des établissements et la participation des élèves aux examens nationaux.

Mwenge Kake

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