À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août 2026, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, appelle à renforcer l’investissement dans les compétences, la participation et l’inclusion des jeunes. Placée sous le thème « Des contextes différents, des aspirations communes », cette journée met en lumière les défis qui dépassent les frontières et la nécessité d’une action collective pour permettre aux jeunes de contribuer pleinement au développement.
Malgré les différences de contextes économiques, sociaux, culturels et géographiques, les jeunes du monde entier partagent des aspirations communes, notamment en matière de dignité, de participation à la vie publique et d’accès aux opportunités.
C’est autour de cette réalité que s’articule le thème de la Journée internationale de la jeunesse 2026 : « Des contextes différents, des aspirations communes ».
Pour les Nations Unies, cette thématique rappelle que les préoccupations de la jeunesse ne se limitent pas aux frontières nationales. L’incertitude économique, les inégalités d’accès au numérique et les effets des changements climatiques constituent notamment des défis auxquels les jeunes sont confrontés dans de nombreuses régions du monde.
Les jeunes, acteurs de l’innovation
Dans son message à l’occasion de cette journée, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, souligne le rôle déjà joué par les jeunes dans la transformation des sociétés.
Selon lui, leur créativité, leur capacité de mobilisation et leur faculté d’adaptation leur permettent de se positionner comme des acteurs importants de l’innovation sociale et environnementale.
« Les jeunes donnent déjà l’exemple par leur capacité de mobilisation et d’innovation. Mais, pour aller plus loin, ils doivent avoir accès aux compétences qui façonneront le monde de demain, comme l’esprit critique, l’aptitude à régler des problèmes et la culture numérique », affirme-t-il.
L’ONU considère ainsi le développement des compétences comme l’un des leviers permettant aux jeunes de mieux répondre aux mutations du monde du travail et aux défis auxquels leurs communautés sont confrontées.
De la consultation à un véritable partenariat
António Guterres appelle également à dépasser les mécanismes qui limitent la participation des jeunes à une simple consultation.
Pour le chef de l’ONU, les jeunes doivent être considérés comme des partenaires à part entière dans la conception et la mise en œuvre des politiques qui les concernent.
Il estime qu’une telle approche permettrait notamment de mieux tirer parti du dividende démographique, d’accélérer les progrès vers le développement durable et de mobiliser l’énergie et les compétences de la jeunesse face aux grandes crises contemporaines.
Les jeunes doivent également pouvoir jouer un rôle plus important dans les processus de décision aux niveaux local, national et international, plaide-t-il.
Des aspirations qui dépassent les frontières
À travers cette journée, les Nations Unies veulent également mettre en évidence ce qui rapproche les différentes générations de jeunes à travers le monde.
Selon António Guterres, leurs aspirations communes à la dignité, à la participation et aux possibilités constituent un point de convergence capable de dépasser les différences de contexte.
L’ONU réaffirme ainsi son engagement à soutenir les jeunes dans leur demande d’investissement et d’inclusion, tout en appelant les gouvernements, les institutions, les organisations de la société civile et les autres acteurs à créer les conditions permettant à chaque génération de contribuer pleinement à la construction de son avenir.
Joseph Aciza
