À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce 12 août 2026, des jeunes de Goma et des acteurs de la société civile du Nord-Kivu réaffirment leur volonté de contribuer à la paix, à la cohésion sociale et au développement communautaire. Dans une région encore marquée par les conflits et les déplacements de populations, ils appellent les autorités et les partenaires à accorder une place plus importante aux jeunes dans les processus de paix et de prise de décision.

Pour Simwerai Myriam, membre de l’organisation Women Peace and Green, la jeunesse doit refuser de devenir un instrument de division ou de violence et assumer pleinement son rôle dans la transformation de la société.

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« Nous devons refuser la division et la violence et choisir d’être des acteurs de changement et de paix. La paix dans le Nord-Kivu ne se construit pas sans sa jeunesse », souligne-t-elle.

À travers ses activités, Women Peace and Green travaille notamment sur le leadership des femmes, le dialogue et le renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés affectées par les crises.

Pour cette jeune actrice, les initiatives portées par la jeunesse doivent être davantage soutenues afin de permettre aux jeunes de participer concrètement à la recherche de solutions aux problèmes qui affectent leurs communautés.

Pour une jeunesse davantage associée aux processus de paix

Dans le contexte actuel du Nord-Kivu, les jeunes plaident également pour une plus grande confiance de la part des décideurs et des partenaires.

Ils demandent notamment que leurs voix soient davantage prises en compte dans les processus de prévention et de résolution des conflits, mais aussi dans les initiatives visant à consolider la paix et la cohésion sociale.

Pour Arsène Mongane, coordonnateur de Solidep ASBL, la construction d’une paix durable nécessite d’aller au-delà de la seule cessation des violences armées.

« La paix durable ne se limite pas seulement à l’absence de la guerre. Elle passe aussi par la justice sociale, l’inclusion, la solidarité et l’espoir pour les populations », affirme-t-il.

À Goma comme à Bukavu, son organisation mène des actions orientées notamment vers l’éducation citoyenne, l’autonomisation économique des femmes et des jeunes ainsi que la sensibilisation à la résolution pacifique des différends.

La paix, une responsabilité partagée

Pour les acteurs interrogés, la consolidation de la paix ne peut reposer uniquement sur les institutions publiques ou les organisations internationales. Elle nécessite également l’implication des organisations de la société civile, des familles, des communautés et des jeunes eux-mêmes.

Arsène Mongane appelle ainsi les autorités nationales et provinciales à renforcer leur collaboration avec les organisations de jeunes et de la société civile afin de soutenir les initiatives locales en faveur de la paix.

Cette Journée internationale de la jeunesse est donc présentée par ces acteurs comme une occasion de rappeler que les jeunes ne doivent pas être considérés uniquement comme des bénéficiaires des politiques publiques, mais également comme des acteurs capables de contribuer aux solutions.

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Dans un Nord-Kivu confronté aux conséquences des conflits, leur message est clair : la construction d’une paix durable passe aussi par l’engagement quotidien des citoyens, la cohésion dans les communautés et la participation effective de la jeunesse à la vie publique.

Joseph Aciza

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