Au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs habitations incendiées lors d’une attaque attribuée à la milice CRP, survenue tôt le matin du mardi 28 avril 2026 à Pimbo, dans le secteur des Walendu Djatsi, territoire de Djugu, en Ituri.
Selon des sources locales, les assaillants ont ouvert le feu vers 3 heures du matin contre une position des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), provoquant des échanges de tirs nourris qui ont rapidement plongé la localité dans la panique.
Le bilan provisoire fait état de dix morts, tandis que plusieurs maisons ont été réduites en cendres dans la zone des affrontements.
Parallèlement, des mouvements de population ont été signalés dans la région. Des habitants de Kalo se dirigent vers le centre de Pimbo pour se mettre à l’abri, fuyant des menaces persistantes attribuées à la milice. Plusieurs familles ont ainsi quitté leurs villages face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Contacté à ce sujet, le chef du secteur des Walendu Djatsi, Justin Gudza, indique que les assaillants seraient originaires des chefferies de Bahema Badjere et des Mambisa.
Il affirme que les combattants, venus notamment de la contrée Lenga, se seraient infiltrés de nuit avant de mener des incursions dans plusieurs villages, notamment Bbassa et Lilo, situés le long de la route nationale numéro 27, dans le groupement Lona Lodz’kkpa.
Les autorités locales précisent que la situation sécuritaire reste sous surveillance, tandis que des opérations de ratissage et de sécurisation des axes sont en cours afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et de rétablir la sécurité.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part du gouvernement, tant au niveau national que provincial.
Selon plusieurs sources, les FARDC ont réussi à repousser l’attaque. Toutefois, la circulation reste perturbée sur la route nationale numéro 27, notamment sur l’axe Fataki–Pimbo.
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Par ailleurs, la milice CRP est présentée comme étant liée à Thomas Lubanga, ancien chef de groupe armé condamné par la Cour pénale internationale.
La situation demeure tendue dans cette partie de l’Ituri, régulièrement secouée par des violences armées.
John Mary Ndika, depuis l’Ituri
