Le député provincial Tony Ntwali Mukome s’oppose fermement à la motion de censure visant le Gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki. Dans une déclaration parvenue à La Prunelle RDC le 25 avril 2026 et rendue publique à Uvira, l’élu de Walungu qualifie cette initiative de « trahison » dans un contexte sécuritaire critique.
Alors que la province fait face à une insécurité persistante liée notamment aux activités de groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo, Tony Ntwali Mukome estime que la tentative de renversement du gouverneur fragilise davantage la cohésion interne.
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« Pendant que nos frères meurent au front (…) une poignée de collègues députés provinciaux manipulés veulent renverser le gouverneur », dénonce-t-il, accusant certains élus d’agir pour « satisfaire des chefs politiques qui placent leurs intérêts avant la Nation ».
Dans son message, le député présente Jean-Jacques Purusi Sadiki comme « le visage de la résistance du Sud-Kivu », affirmant que son éviction à ce stade équivaudrait à « offrir la province à l’ennemi ».
L’élu va plus loin en structurant sa position autour de plusieurs griefs. Il évoque notamment une « trahison » en période de crise, un « sabotage » des efforts de stabilisation et un « égoïsme » politique motivé, selon lui, par des calculs partisans.
« Censurer le gouverneur en pleine guerre est irresponsable », insiste-t-il.
S’adressant directement à ses collègues députés provinciaux, Tony Ntwali Mukome les appelle à « rejeter cette honte » et à « respecter leur serment », tout en plaidant pour l’unité comme condition essentielle pour faire face aux défis sécuritaires.
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Cette prise de position intervient alors que la motion de censure contre le gouverneur continue de diviser la classe politique et les acteurs sociaux de la province. Si certains soutiennent cette démarche au nom du contrôle parlementaire, d’autres redoutent ses conséquences sur la stabilité d’une province déjà fragilisée.
