Une nouvelle vague d’attaques armées a secoué le quartier Cahi, dans la commune de Bagira à Bukavu, entre le 22 et le 25 avril 2026, culminant avec une tentative d’assassinat visant le chef de quartier et faisant un policier blessé.
Dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 avril, des hommes armés ont pris d’assaut la résidence du chef de quartier Cahi, Akilimali Dieudonné, sur l’avenue Camp Regi. Selon la société civile locale, les assaillants ont emporté de l’argent, des téléphones et plusieurs biens de valeur. La victime a échappé de justesse à la mort. Il s’agit, d’après la même source, de la quatrième tentative visant sa vie.
Alertés, des éléments de la Police nationale congolaise sont intervenus pour repousser les assaillants. Lors de cette opération, un policier a été blessé, illustrant la dangerosité croissante de ces groupes armés qui n’hésitent plus à affronter les forces de sécurité.
Cette attaque s’inscrit dans une série d’incidents violents enregistrés dans le quartier au cours de la même semaine. Le jeudi 23 avril, une boutique de l’avenue Kaliba a été entièrement pillée par des hommes armés, plongeant son propriétaire dans une perte totale. La veille, mercredi 22 avril, deux familles de l’avenue Chilagira avaient été agressées à domicile par des individus munis d’armes blanches.
Face à cette succession d’attaques au mode opératoire similaire (incursions nocturnes, usage d’armes à feu et blanches, violence ciblée) la société civile du noyau de Cahi s’interroge sur la nature réelle de ces actes : simples cambriolages ou stratégie d’intimidation visant les autorités locales.
Le président de cette structure citoyenne, Shukuru Lwekya, appelle à une riposte communautaire et sécuritaire. Il plaide notamment pour un renforcement de la collaboration entre la population et les forces de l’ordre, encourageant les habitants à signaler tout mouvement suspect et à briser le silence autour des activités criminelles.
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Dans cette zone périphérique de Bagira, caractérisée par un manque d’éclairage public et de patrouilles régulières, l’insécurité tend à s’enraciner durablement.
L’attaque visant directement le chef de quartier renforce le sentiment de vulnérabilité au sein de la population, qui craint désormais une escalade de la violence et un affaiblissement de l’autorité de l’État.
