L’opposant Delly Sessanga appelle le président Félix Tshisekedi à « revenir au sens de son serment » et à privilégier l’intérêt général, alors que la question de l’accueil de migrants en provenance des États-Unis en République démocratique du Congo suscite de vives réactions dans l’opinion publique et la classe politique.
Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, le leader du parti Envol critique fermement cette initiative qu’il qualifie de « dérive grave », estimant qu’elle pourrait engager durablement l’avenir du pays. Il va jusqu’à dénoncer une transformation de la RDC en « dépotoir » des politiques migratoires et sécuritaires américaines.
L’opposant s’interroge notamment sur l’évolution du projet.
« Comment est-on passé de l’annonce gouvernementale officielle d’un transfert temporaire d’immigrants en séjour irrégulier aux États-Unis à une discussion sur l’importation éventuelle de combattants alliés des États-Unis ayant combattu en Afghanistan sur le sol congolais ? »
Selon lui, le refus des autorités américaines d’accueillir ces personnes sur leur propre territoire (sous différentes administrations) soulève des inquiétudes quant aux risques sécuritaires potentiels que leur présence pourrait représenter pour la RDC.
Il met en doute les capacités des institutions congolaises à faire face à de tels défis.
« La RDC, avec son administration, la PNC, l’ANR, les FARDC, le Conseil national de cybercriminalité, parviendra-t-elle par magie à gérer comme risque une menace sur le sol congolais ? »
Delly Sessanga interpelle également la Première ministre, estimant que les enjeux sécuritaires ne peuvent être traités de manière superficielle, « au détriment de la souveraineté et de l’indépendance nationale ».
Dans son intervention, il rappelle le contexte sécuritaire déjà préoccupant du pays, notamment dans l’Est où les conflits armés persistent. Il évoque aussi la montée de l’insécurité dans plusieurs provinces, marquée par des actes de banditisme urbain attribués notamment aux groupes appelés « Kuluna », ainsi que la présence de groupes armés étrangers.
Face à cette situation, il insiste sur le fait que la RDC « n’est ni à vendre ni une poubelle à louer au monde » et appelle le chef de l’État à prendre des décisions guidées par la défense des intérêts nationaux.
Enfin, le leader d’Envol lance un appel à la mobilisation citoyenne, invitant les Congolais à « venir au secours de la nation », qu’il estime menacée par certaines orientations gouvernementales susceptibles d’exposer le pays à des risques sécuritaires.
